‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 153 sur 357 · I.ORY · texte numérisé non relu

I.ORY

Enfin, monsieur, nous voici arrivés à Scarborough sans une guinée vaillant! Avouez, monsieur, que vous êtes un heureux mortel ; — tous vos embarras sont terminés.

FASHION

Comment cela ?

LORY

Il ne vous reste plus rien; donc vous n’avez plus de tracas d’aucuue sorte.

FASHION

Cela n’est pas; j’ai â m’occuper de toi et de moi.

LORY

Monsieur, si vous pouviez rejeter ce soin-là sur d’autres, il me semble que nous nous en trouverions mieux l’un et l’autre. — Parlons maintenant de lord Fat-ington, votre frère aîné.

FASHION

Que mon frère aîné aille au diable!

LORY

J’y consens de grand cœur; toutefois, tâchez d’obtenir de lui

' La couronne vaut 5 ibillingr, ou 6 francs de noire monnaie.

le rachat de votre pension. Voyez-vous, monsieur, il n’y a pas ii«

milieu; il faut l’amadouer ou vous résoudre à mourir de faim.

FASHIOX.

Je ne veux ni l’amadouer ni mourir de faim.

LORV.

Que voulez* vous donc faire?

FASUION.

Lui couper la gorge, ou trouver quelqu’un qui fasse pour moi cette bcsognc-là.

LORY

Je vois avec plaisir, monsieur, que je n’étais pas aussi bien au fait de la force de votre âme que de la faiblesse de votre bourse.

FASHION

Es-tu donc assez stupide pour croire que j’en obtienne jamais un liard?

LORY

Non. si vous continuez à le traiter du haut en bas comme vous avez fait jusqu’à ce jour.

FASHION

Et comment veux-tu que je le traite?

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