‹ Œuvres de Spinoza (volume 3)Chapitre 121 sur 136 · TI1É0L0GIC0-P0LIT1QUE · texte numérisé non relu

TI1É0L0GIC0-P0LIT1QUE

États confédérés de la Hollande, du temps du comte do I.eicester, il est permis d’induire qu’ils se réservèrent toujours avec le droit de rappeler aux comtes leur devoir, le pouvoir de défendre ce droit ainsi que la liberté des citoyens, et, si les comtes dégénéraient en tyrans , d’on tirer vengeance ; enfin de modérer si bien leur puissance qu’ils ne pussent rien faire qu’avec la permission et l'approbation des États confédérés. D'où il résulte que ce fut toujours aux États qu’appartint le pouvoir et la majesté suprême, que le dernier comte s’efforça d’usurper; et tant s’en faut qu’ils aient abandonné l’autorité souveraine, qu’ils ont relevé l’empire, sur le penchant de sa ruine. Ces exemples confirment donc ce que nous avons avancé , qu’il faut toujours conserver la forme de gouvernement existante , et qu’on ne saurait la changer sans courir le danger d’une ruine complète. Telles sont les remarques que j’ai cru à propos de faire à l’occasion des institutions hébraïques.

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