‹ Œuvres de Spinoza (volume 3)Chapitre 127 sur 136 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Note VIII ( page 172 de la traduction ). — TJne méthode capable de donner le vrai sens de tous les passages de l' Écriture est quelque chose d’absolument impossible.

Je veux dire impossible pour nous , qui n’avons pas l’habitude de la langue hébraïque et qui avons perdu le secret de sa syntaxe.

Note IX ( page 177 de la traduction). — Pour les choses que l’entendement peut atteindre d’une vue claire et distincte, et qui sont concevables par elles-mêmes.

Par choses concevables, je n’entends pas seulement celles qui se démontrent d’une. façon rigoureuse; mais aussi celles que notre esprit peut embrasser avec une certitude morale , et que nous concevons sans -éton-

NOTES MARGINALES

nement , bien qu’il soit impossible de les démontrer. Tout le monde conçoit les propositions d’Euclide avant d’en avoir la démonstration. De même, les récits historiques, soit qu’ils se rapportent au passé ou à l’avenir, pourvu qu’ils soient croyables; les institutions des peuples, leurs législations, leurs mœurs, voilà des choses que j’appelle conce- \ ailles et claires, quoiqu’on ne puisse en donner une démonstration mathématique. J’appelle inconcevables les hiéroglyphes et les récits historiques auxquels on ne peut absolument pas ajouter foi; on remarquera cependant qu’il y a un grand nombre de ces récits où notre méthode permet de pousser l'investigation de la critique, afin d’y découvrir l'intention de l’auteur.

Note X. — Cette note est tout simplement une correction du texte hébreu.

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