‹ Œuvres de SpinozaChapitre 41 sur 204 · DE LA NATURE NATURÉE · texte numérisé non relu

DE LA NATURE NATURÉE

(1) Pour ce qui touche maintenant la Nature nalurée universelle ou les modes ou créatures qui dépendent immédiatement de Dieu ou sont créés immédiatement par lui, nous n'en connaissons pas plus de deux, savoir : le mouvement dans la matière et l'entendement dans la chose pensante ^ Desquels nous disons qu'ils ont été de toute éternité et resteront immuables dans toute l'éternité. Œuvre aussi grande vraiment qu'il convenait à la grandeur de l'ouvrier.

(2) Pour ce qui concerne \& Mouvement en particulier, comme il appartient plus proprement à ceux qui traitent de la science de la Nature qu'à nous ici d'expliquer comment il se fait qu'il a été de toute éternité et doit demeurer itnmuahle dans Ve'ternité^ qu'il est infini en son genre^ quil ne 'peut exister ni être conçu par luimême, mais seulement par le moyen de l'étendue, de tout cela, dis-je, nous ne traiterons pas ici, mais nous

1, Note. Ce qui est dit ici du mouvement dans la matière n'est pas dit sérieusement, car l'auteur se propose encore d'en trouver la cause comme il l'a déjà fait a posteriori en un certain sens ; cela cependant peut bien demeurer ici parce que rien n'est bâti la-dessus ou n'eu dépend*.

* Il est bien certain que cette note ne peut être de Si)inoza. Elle est d'ailleurs rejetée par Monnikhoff.

Page 1