ET DU BIEN
ET DU xMAL DE L'HOMME
(1) Après avoir montré dans le précédent chapitre comment les passions naissent de l'erreur de l'opinion, voyons maintenant les effets des deux autres modes de connaissance, et, pour commencer, de celui que nous avons appelé la croyance droite *.
(2) Ce mode de connaissance nous fait bien voir ce
1. La croyance esl une eonviclion forle. née de raisons, par laquelle je suis persuadé dans mon entendement que la chose est vraiment telle, en dehors démon entendement, que j'en suis persuadé dans mon entendement. Une conviction forle, née déraisons dis-je, pour la distinguer aussi bien de l'opinion, qui est toujours douteuse et sujette à l'erreur, que de la science qui ne consiste pas en une conviction née de raisons, mais en une union immédiate avec la chose elle-même. Je dis encore que la chose esl vraimenl et telle en dehors de mon entendement fque je la conçois] ; vraiment Ci\T dans ce mode de connaissance les raisons ne peuvent me tromper sans quoi elles ne se distingueraient pas de l'opinion. Telle car ce mode de connaissance peut m'enscigner, seulement ce qu'il faut que soit la chose, non ce qu'elle est vraiment sans quoi il ne se distinguerait pas de la science. En dehors, car il ne nous fait pas jouir intellectuellement de ce qui est en nous, mais de ce qui e«t hors de nous.