‹ Œuvres de Sully PrudhommeChapitre 1 sur 104 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

v^uAXD je vous livre mon poème, Mon cœur ne le reconnaît plus :

Le meilleur demeure en moi-même, Mes vrais vers ne seront pas lus.

Comme autour des fleurs obsédées Palpitent les papillons blancs, Autour de mes chères idées Se pressent de beaux vers tremblants ;

Aussitôt que ma main les touche Je les vois fuir et voltiger.

N'y laissant que le fard léger De leur aile frêle et farouche.

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