A. PAUL BOUVARD
J E rêve, et la pâle rosée
Dans les plaines perle sans bruit, "tt-
Sur le duvet des fleurs posée
Par la main fraiche de la nuit.
D'où viennent ces tremblantes gouttes?
Il ne pleut pas, le temps est clair; C'est qu'avant de se former, toutes.
Elles étaient déjà dans l'air.
D'où viennent mes pleurs? Toute flamme.
Ce soir, est douce au fond des cieux ; C'est que je les avais dans l'âme Avant de les sentir aux yeux.
l6 STANCES.
On a dans l'âme une tendresse
Où tremblent toutes les douleurs,
Et c'est parfois une caresse
Qui trouble, et fait germer les pleurs.
La VIE INTERIEURE. 17