PROLOGUE DE «HENRIETTE MARÉCHAL
Le carnaval déjà prend pour déguisement L'habit qui sert au bal comme à l'enterrement. Il vient à l'Opéra, grave, en cravate blanche, Gants blancs, souliers vernis, et du balcon se penche ; Hamlet du trois pour cent, ayant mis un faux nez, H débite son speech aux titis avinés.
L'outrance, l'ironie et l'acre paroxysme.
L'illusion broyant les débris de son prisme, Tous les moxas brûlants qu'applique à son ennui La génération qui se nomme Aujourd'hui, Mêlent leur note aiguë à l'étrange harangue Dont la vieille Thalie entendrait peu la langue. Dialecte bizarre, argot spirituel Où de toutes ses dents rit le rire actuel 1 Si le théâtre est £ut comme la vie humaine, Il se peut qu'un vrai bal y cause et s'y promène. Or donc, excusez-nous d'être de notre temps, Nous autres qui serons des types dans cent ans.
Pendant que la parade à la porte se joue, Le drame sérieux se prépare et se noue; Et quand on aura vu l'album de Gavarni, L'action surgira terrible...
UN MASQUE, l'entraînant.
As-tu finil