‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 108 sur 117 · PROLOGUE DE «HENRIETTE MARÉCHAL · texte numérisé non relu

PROLOGUE DE «HENRIETTE MARÉCHAL

Le carnaval déjà prend pour déguisement L'habit qui sert au bal comme à l'enterrement. Il vient à l'Opéra, grave, en cravate blanche, Gants blancs, souliers vernis, et du balcon se penche ; Hamlet du trois pour cent, ayant mis un faux nez, H débite son speech aux titis avinés.

L'outrance, l'ironie et l'acre paroxysme.

L'illusion broyant les débris de son prisme, Tous les moxas brûlants qu'applique à son ennui La génération qui se nomme Aujourd'hui, Mêlent leur note aiguë à l'étrange harangue Dont la vieille Thalie entendrait peu la langue. Dialecte bizarre, argot spirituel Où de toutes ses dents rit le rire actuel 1 Si le théâtre est £ut comme la vie humaine, Il se peut qu'un vrai bal y cause et s'y promène. Or donc, excusez-nous d'être de notre temps, Nous autres qui serons des types dans cent ans.

Pendant que la parade à la porte se joue, Le drame sérieux se prépare et se noue; Et quand on aura vu l'album de Gavarni, L'action surgira terrible...

UN MASQUE, l'entraînant.

As-tu finil

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