III
Posez-moi, sans jaune immortelle) Sans coussin de larmes brodé, Sur mon oreiller de dentelle De ma chevelure inondé.
Cet oreiller, dans les nuits folles, A vu dormir nos fronts unis.
Et sous le drap noir des gondoles Compté nos baisers infinis.
Entre mes mains de cire pâle, Que la prière réunit, Tournez ce chapelet d'opale Par le pape à Rome bénit :
Je régrènerai dans la couche D'où nul encor ne s'est levé; Sa bouche en a dit sur ma bouche Chaque Pater et chaque Ave,