ODELETTE .Â'K.^C%ÉO'H.TIQUE
POUR que je t'aime, ô mon poète, Ne Élis pas fuir par trop d'ardeur Mon amour, colombe inquiète, Au ciel rose de la pudeur.
L'oiseau qui marche dans l'allée S'effraye et part au moindre bruit ; Ma passion est chose ailée Et s'envole quand on la suit.
Muet comme l'Hermès de marbre, Sous la charmille pose-toi; Tu verras bientôt de son arbre L'oiseau descendre sans effroi.
Tes tempes sentiront près d'elles.
Avec des souffles de fraîcheur, Une palpitation d'ailes Dans un tourbillon de blancheur;
ODELETTE AN ACRÉONTIQUE 63
Et la colombe apprivoisée Sur ton épaule s'abattra, Et son bec à pointe rosée De ton baiser s'enivrera.