LA ROSE-THÉ
Mais si votre main qui s'en joue, A quelque bal, pour son parfum, La rapproche de votre joue, Son frais éclat devient commun.
Il n'est pas de rose assez tendre Sur la palette du Printemps, Madame, pour oser prétendre Lutter contre vos dix-sept ans.
La peau vaut mieux que le pétale, Et le sang pur d'un noble cœur Qjxi sur la jeunesse s'étale De tous les roses est vainqueur 1
C^llO^E'K.
ARMEN est maigre, — un trait de bistre
Cerne son œil de gitana; Ses cheveux sont d'un noir sinistre ; Sa peau, le diable la tanna.
Les femmes disent qu'elle est laide, Mais tous les hommes en sont fous :
Et l'archevêque de Tolède Chante la messe à ses genoux ;
Car sur sa nuque d'ambre fauve Se tord un énorme chignon Qjxiy dénoué, hit dans l'alcôve Une mante à son corps mignon,
Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche aux rires vainqueurs.
Piment rouge, fleur écarlate.
Qui prend sa pourpre au sang des cœurs.