‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 61 sur 117 · III · texte numérisé non relu

III

Lustrant son aile qu'il essuie.

L'oiseau persiste en sa chanson; Malgré neige, brouillard et pluie, Il croit à la jeune saison.

Il gronde Taube paresseuse De rester au lit si longtemps Et, gourmandant la fleur frileuse, Met en demeure le Printemps.

Il voit le jour derrière l'ombre; Tel un croyant, dans le saint lieu.

L'autel désert, sous la nef sombre.

Avec sa foi voit toujours Dieu.

A la nature il se confie,

Car son instinct pressent la loi.

Q.ui rit de ta philosophie.

Beau merle, est moins sage que toi !

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