III
Lustrant son aile qu'il essuie.
L'oiseau persiste en sa chanson; Malgré neige, brouillard et pluie, Il croit à la jeune saison.
Il gronde Taube paresseuse De rester au lit si longtemps Et, gourmandant la fleur frileuse, Met en demeure le Printemps.
Il voit le jour derrière l'ombre; Tel un croyant, dans le saint lieu.
L'autel désert, sous la nef sombre.
Avec sa foi voit toujours Dieu.
A la nature il se confie,
Car son instinct pressent la loi.
Q.ui rit de ta philosophie.
Beau merle, est moins sage que toi !