‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 3)Chapitre 113 sur 139 · SO'H.'MET · texte numérisé non relu

SO'H.'MET

Vous étiez sous un arbre, assise en robe blanche, Qjielque ouvrage à la main, à respirer le frais. Malgré l'ombre, pourtant, des rayons indiscrets Pénétraient jusqu'à vous, filtrant de branche en branche.

Ils jouaient sur le sein, sur le col, sur la hanche; Vous reculiez le siège ; et puis, l'instant d'après, Pleuvaient d'autres rayons sur vos divins attraits Comme des gouttes d'eau d'une urne qui s'épanche.

Apollon, Dieu du jour, essayait de poser

Son baiser de lumière à vos lèvres de rose :

— Un ancien, de la sorte, eût expliqué la chose. —

Trop vif était l'amour, trop brûlant le baiser. Et, comme la Daphné des Fables de la Grèce, La mortelle du Dieu repoussait la caresse.

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