‹ Œuvres de Théophile Gautier: PoésiesChapitre 17 sur 122 · MAROT · texte numérisé non relu

MAROT

E vous détournez pas, car ce n'est point d'amour Qjie je veux vous parler ; que le passé, madame, Soit pour nous comme un songe envolé sans retour, Oubliez une erreur que moi-même je blâme.

Mais vous êtes si belle, et sous le fin contour De vos sourcils arqués luit un regard de flamme Si perçant, qu'on ne peut vous avoir vue un jour Sans porter à jamais votre image en son âme.

Moi, mes traits soucieux sont couverts de pâleur: Car, dès mes premiers ans souffrant et solitaire. Dans mon cœur je nourris une pensée austère,

Et mon front avant l'âge a perdu cette fleur

Qui s'entr'ouvre vermeille au printemps de la vie,

Et qui ne revient plus alors qu'elle est ravie.

Loi 'BoiSILIQUE

The pillared arches were over their head And beneath their feet were the boues of the dead.

The Lay of last minstrel.

On voit des figures de chevaliers à genoux sur un tombeau, les mains jointes . . . Les arcades obscures de l'église couvrent de leurs ombres ceux qui reposent.

GO£RK£S.

IL est une basilique Aux murs moussus et noircis, Du vieux temps noble relique, Où Pâme mélancolique Flotte en pensers indécis.

Des losanges de plomb ceignent Les vitraux coloriés, Où les feux du soleil teignent Les reflets errants qui baignent Les plafonds armoriés.

Cent colonnes découpées Par de bizarres ciseaux, Comme des faisceaux d'épées Au long de la nef groupées.

Portent les sveltes arceaux.

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