Les réputations mal acquises se changent en mépris
739. L'espérance est le plus utile ou le plus pernicieux des biens.
7/i0. L'erreur est la nuit des esprits, et le piège de l'innocence ^.
7/il. Les demi-philosophes ne louent Terreur, que pour faire, malgré eux, les honneurs de la vérité ^,
7/i2. C'est être bien impertinent de vouloir faire croire qu'on n'a pas assez d'illusions pour être heureux.
7/i3. Celui qui souhaiterait sérieusement des illusions, aurait au-delà
de ses vœux.
7lik. Les corps politiques ont leurs défauts inévitables, comme les divers âges de la vie humaine. Qui peut garantir la vieillesse des infirmités, hors la mort " ?
7/i5. La sagesse est le tyran des faibles ^.
7/i6. Les regards affables ornent le visage des rois.
* Ici, Voltaire emploie ironiquement l'affirmation allemande ia, comme pour signifier que la proposition de Vauvenargues va de soi, et n'a pas besoin d'être énoncée. — G.
■^ [Non. — V.]
'- [On le sait. — V.]
* [Fausse, non; mais fade. — V.] 3 [Obscur. — V.]
«-■' [Faible. — V.]
* [Obscur. — V.] — Il faut chercher dans quelques Maximes précédentes, notamment dans la 20* et ses variantes, l'explication de celle-ci. Vauvenargues ne fait pas grand état de la raison, de la réflexion, de la prudence, de la sagesse., etc. : il leur préfère le sentiment, Vinstinct, le courage, ou ce qu'il appelle la vertu, en prenant le mot dans le sens de force active; et, comme il a déclaré plus haut que la raison est inutile ou impuissante pour les faibles, il déclare ici que la sagesse n'est bonne qu'à les tourmenter, sans profit pour eux, parce que la faiblesse est un mal sans remède. — Voir aussi la Maxime /(30'', et la note qui s'y rapporte. — G.
\:T maximes. 477
7^7. La licence étend toutes les vertus et tous les vices'.
7/i8. La paix rend les peuples plus heureux, et les hommes plus faibles.
7Û9. Le premier soupir de Pcnfance est pour la liberté.