L'âge peut-il donner droit de gouverner la raison
818. Nous croyons avoir droit de rendre un homme heureux à ses dépens, et nous ne voulons pas qu'il l'ait lui-même.»
1 Fontenelle. — G. — L'auteur veut dire que Socrate était plus sage, et Bayle plus savant. La vie de ces deux hommes a été si différente, qu'elle ne peut guère être mise en opposition, et il fallait un fait pins évident pour prouver qu'il y a peu de sciences utiles. Sans doute, celui qui n'est que savant, et qui reste enfermé dans son cabinet, sans instruire ses semblables par un ouvrage véritablement utile, ne vaut pas l'homme vertueux qui a lu peu de livres, mais qui a consacré sa vie à faire du bien à ses semblables. Si cette vérité est celle que l'auteur a voulu prouver par cette Maxime, elle n'avait besoin que d'ôtre énoncée ; mais il semble que Vauvenargues avait une sorte d'animosité contre Bayle. — F. — Vauvenargues n'a pas plus d'a?ii~ mosité contre Bayle que contre Fontenelle; mais il n'a jamais varié dans cette opinion que le bon sens vaut mieux que le savoir, de même que l'instinct, ou le sentiment, vaut mieux que la raison. Voltaire ne reprend rien à cette Maxime, quant au fond ; il remarque seulement qu'elle n'est pas bien écrite. — G.
- [Mauvais. — V.] — Rapprochez de la Maxime 157^; voir aussi la 4* note de la page 53. — G.
^-^ [Commun, mauvais. — V.]
s [Obscur. — V. ] — Voici, je crois, le sens de cette pensée, dont, en effet, l'expression n'est pas assez nette : Nous ne voulons nous laisser gouverner par personne y mais nous n'en voulons pas moins gouverner les autres. — Gc
182 REFLE.VIOJNS
819. Si un lioniine est souvent malade, et qu'ayant mangé une cerise, il soit enrhumé le lendemain, on ne manque pas de lui dire, pour le ronsoler, que cesl sa faute '.