DISCUSSION
Qae je eonf«rs6 tTêc eeg hommes è Peiprit péné- \ trtnt, «TM cet goni irrespeclaenx !.. Non , loin de moi
ceux qui me rogardent d^im «il soopçonneqx.
Sbikspiàbb. Richard III,
Jekill f de retour auprès du comte , lui avoua franchement sa rencontre avec Touehwood, et comment celui-ci lui avait adroitement airacbé l'aveu du duel de Sa Seigneurie avec Tyrrel. Le comte n'épargna pas les reproches; mais Jekill, après avoir écouté patiemment tout ce que la mauvaise humeur suggérait h son ami, lui reprocha de son cdté de manquer de confiance. Il ui /it connaître sa conversation avec Tyrrel; comment Tyrrel refusait les propositions qui lui avaient été faites au nom du comte , et se fondait pour cela sur rexistenca des pièces dont il avait remis la note à Jekill , pièces qui , au dire de Tyrrel , étaieot depuis long-temps connues du comte d'Etherington.
Loin de se confesser coupable de ce défaut de confiance, £tbe-». ringUm protesta qu'il ignorait absolumei^t Tejiistence de ces pièces. Il ajouta que d'ailleurs, puisque Francis Tyrrel devait s'en foire envoyer les originaux , il serait temps alors d'en vérifier l'authenr ticité.
Jekill s'étant retiré, le comte fit venir Solmes, son valet de chambre » homme qui depuis long-temps était l'agent dévoué de tous les projets de son maître. Il lui fit entendre qu'un paquet devait arriver sous peu à l'adresse de M. Tyrrel; que lui , comte d'Etherington, désirait que ce paquet, au lieu de parvenir à son adresse» jui fût remis à lui-même. Solmes promit de prendre les mesures nécessaires.
U est utile de dire qu'un débat existait depuis long-temps entre mistress Dods et la propriétaire d'un cabinet de lecture , buraliste delà poste. La première ne voulait pas envoyer chercher ses let^:^
370 LES EAUX DE SAXNT-RÛNAIf.
très 9 la seconde ne voulait pas les faire porter , d*où il résultait qu'elles restaient des mois entiers au bureau.
Lé comte jugea à propos d'aller passer quelques minutes daos le cabinet de lecture, et, visitant avec une indifférence apparente les lettres déposées sur le bureau , il y découvrit , avec un battement de cœur des plus violents , un paquet à l'adresse de Tyrrel. Après avoir résisté, non sans peine , à la tentation de s'emparer de ce paquet pendant que la buraliste avait les yeux fixés d'un autre côté, il sortit, et rencontra avec joie son valet de cbambre qui entrait à la poste.
Le comte s'avançait lentement sur la promenade, quand il aperçut Tyrrel venant à sa rencontre; loin de l'éviter, il marcha yers lui, avec un calme et une aisance parfaite.
c Je présume, monsieur Tyrrel,,» dit le comte, en faisant un salut froid et poli ; « je présume , monsieur Tyrrel de Martigny; puisque vous n'avez pas jugé à propos d'éviter cette rencontre désagréable, que vous vous rappelez assez notre, parenté pour ne point donner sujet de rire à nos dépens. — Vous n'avez rien à rédouter de mes passions, monsieur Bulmer, répondit Tyrrel, si vous pouvez contenir les vôtres. — J'en suis charmé, » dit le ^^ comte avec le même sang-froid ; et baissant la voix de manière à
n'être entendu que de Tyrrel , il ajouta : « Comme nous ne serons pas à Tavenir fort curieux d'avoir des communications l'un avec l'autre , je prends la liberté de vous rappeler que je vjous ai bit porter des propositions d'accommodement par mon ami , monsieur Jekill. — Elles étaient inadmissibles, répondit Tyrrel.... pour les raisons que vous pouvez deviner. ... et pour d'autres qu'il est inutile d'expliquer. . . . on a d<)i vous faire en mon nom une autre proposition; veuillez y réfléchir. — Je le ferai, répondit le comte, quand je la verrai appuyée des pièces dont vous avez parlé : mais je ne crois pas que ces pièces aient jamais, existé. — Votre conscience parle autrement que votre langue, reprit Tyrrel. Je préviendrai le capitaine Jekill quand j'aurai reqvL les papiers sans lesquels vous dites ne pouvoir vous former un avis sur ma proposition.... En ^ttendant ne vous flattez point de me tromper. Je suis ici pour obser* ver et déjouer vos machinations , et soyez bien sûr que tant que je vivrai elles ne réussiront pas.... Et maintenant , monsieur.... ou mflord.... car vous avez le choix du titre.... Adieu. — Encore un mot , dit lord Etherington ; puisque nous sommes condamnés au déplaisir de nous rencontrer, il est convenable que la bonne com-