‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 43 sur 91 · Bière iiitfe airoc in. ftwaent · texte numérisé non relu

Bière iiitfe airoc in. ftwaent

t. €'ttst, je crois , un tarif de franc • maconnerife, oa un poini deconscietace ohez les gent de là basse classe ëù Ecosse , de ne jamais adi&uttiM <|u'aa malade va mienJc. Quand a» W devade de ses noavelies, taut ce qu'ils accordent, c'est qu'il n'est pas plas mal.

connaissaient point , brise le crâne de quelqu'un?- Il me.sembk qu'il a été assez bien servi par le pistolet pour pouvoir se pasaer de poudre et de plomb d'ici à quelque temps*

En ce moment, miss Oldbuck entra dans Fappar^ement au rezde-chaussée , à la porte duquel notre antiquaire avait cet entre* tien avec Jenny> qui lui répondait du fond de sa cuisine. —Mais, mon frère, lui dit-elle , vous vous rendrez la voix aussi enrouée que celle d'un corbeau , si vous criez ainsi. Doit-on faire un pareil bruit dans une maison où il y a un malade ?

— Sur ma parole , le malade fiuirapar s'emparer de tonte la maison. Je me suis passé de déjeuner , il parait qu'il faudra que je me passe de perruque ; et je présume qu'il m'est défendu de dire qoe j'ai faim ou froid , de peur de troubler le repos du pauvre malade qui est à l'autre bout de la maison, et qui se trouve assez bien pour envoyer chercher son chien et son fusil, quoiqu'il sache fort bien que je déteste tout cet attirail, depuis que notre frère aine, le pauvre Wiiliewald , a délogé de ce monde, pour avoir gagoé de l'humidité aux pieds en chassant dans les marais de Kittle&t* ting. Mais qu'importe, on s'attend sans doute que j'aiderai le capitaine Hector à sortir de sa litière ^ pour qu'il puisse se donner le plaisir de tirer sur les pigeons ou les dindons de ma bassecour; car je crois que d'ici à quelque temps il ne sera redoutable que pour les animaux domestiques , et que Xe&fetw nalamv!^^ ront rien à craindre de lui.

Miss Mac-Intyre entra en ce moment, et se sentant en retard pour préparer le déjeuner de son oncle i elle voulut réparer le temps perdu , eh redoublant de vitesse , mais elle n'y gagna rien*

— Prenez donc garde à ce que vous faites, étour^e. Cela est trop près du feu. — Vous allez casser la bouteille. — Vodez-vons réduire en charbon ma rôtie pour en faire une offrande à Jnnon> ou n'importe le nom de ce chien femelle qui vient d'entrer aTec vous , et que votre sage frère , dans son premier moment de rai* son , a ordonné d'amener ici , attention dont je le remercie. AusaS' plus , c'est une compagnie très sortable , elle aidera les autres fc* melles de ma maison à l'amuser et à tenir conversation avec loi*

— Mon cher oncle , ne vous mettez pas en colère contre cette pauvre épagneule. Elle était enchaînée dans le logement de mon frère à Fairport; elle a rompu sa chaîne deux fois> et elle est accourue jusqu'ici . Vous n'auriez pas voulu qu'on chassât cette fidèle créature. Elle pousse des cris plaintifs , comme si elle savait qae

son maître est malade i et elle yeat à peine quitter la porte de sa chambre.

— Mais on disait que Caxon était allé chercher à Fairport son chien et son fusil.

— Mon Dieu> non , mon onéle ; seulement, comme Caxon allait à la ville chercher quelques drogues dont on avait besoin pour panser la blessure d'Hector , mon frère lui a dit de profiter de ce voyage pour lui rapporter son fusil.

— Puisqu'il fallait que Caxon allât à Fairport, U sottise n'est pas aussi grande que j'aurais pu le croire , tant de femelles s'en étant mêlées. Panser sa blessure!, et qui' pansera ma perruque? Je suppose que Jenny, ajouta le vieux garçon en se regardant dans une glace , se chargera de lui donner une tournure décente. Maintenant songeons à déjeuner avec l'appétit qui nous reste. Je pais dire à Hector ce que sir Isaac Newton dit à son chien Diamant, quand cet animal (je déteste les chiens ) ayant renversé une bongie sur une table couverte de papiers , le feu y prit , et consuma des calculs qui avaient coûté au philosophe vingt ans de travail : — Diamant, Diamant , tu ne sais guère quel malheur tu viens de causer I

— Je vous assure , mon oncle , qu'Hector a le plus grand regret de son étourderie, et il convient que M. Lovel s'est conduit très iionorablement.

— Cela lui sera fort utile , quand il l'a forcé à quitter le pays par crainte des suites de cette belle aCTaire. Je vous dis, Marie, que l'entendement d'Hector, et, à plus forte raison , celui de toute la gent femelle , n'est pas en état de comprendre l'étendue de la perte que cette mauvaise tête vient de causer, non seulement à ses contemporains, mais à toute la postérité. Un poëmesur un sujet si heureux I Aureum qnidem opus S avec des notes pour faciliter l'intelligence de tout ce qui est clair , de tout ce qui est obscur , et de ce qui n'est ni clair ni obscur, mais qu'on n'entrevoit qu'à travers un sombre crépuscule dans la région des antiquités calédoniennes. J'aorais forcé les panégyristes des Celtes à prendre garde à eux. FingaU comme ils se donnent la liberté dénommer Fiu-Mac-Coul, aurait disparu devant mes savantes recherches, enveloppé dans son nuage , comme l'esprit de Loda. Un vieillard à cheveux gris peut-il espérer de retrouver jamais une pareille occasion? Etl'avoir

!• Rë«U«aiem un Qttvra|e d'or.

perdue par l'extravaffance d'un cerveau brAlë 1 Mais je nMSomn^t»

à la Yolunté du ciel; il faut bien qu'elle s'accomplisse.

L'antiquaire continua à grommeler ainsi , suivant Texpression de sa sœur, pendant tout le déjeuner ; et, malgré le sucre^ le miel et toutes les coufiiure^ qu'on sert a ce repas en Ecosse y'il le rendit bien amer à celles qui le partageaient avec lui. Mais elles connais* saient le caractère de l'homme. — Moukbams aboie 9 disait confidentiellement miss Oidbucl^ à miss Rebecca BlattergowU ipais il ne mord pas.

Son esprit avait été violemment agité tant que son neveu a^ait été en danger. Maintenant qu'Hector entrait en convalesjcanoei il pouvait se soulager en se plaignant des embarras qu'il avait éproib vés , et de l'interruption qu'avaient subie ses travaux {avons. Sa sœur et sa nièce l'écou'ant en silence , il déchargeait ainsi sa bile en sarcasmes contre les femmes» les chiens et les fusils , objets qu'il appelait instrumens de bruit, de discorde , de.tumuUe^et qu'il avait en horreur.

Cette scène fut interrompue par le bruit d'une voiture. Oldbuci^ secouant sur-le-champ sa mauvaise humeur , descendit à la hâte un escalier 9 et en remonta un autre , car ces deux opérationi étaient nécessaires pour aller recevoir misa Wardour et spii père à la porte de sa maison.

On se salua de part et d'autre avec cordialité ; et sir Arthur, qui avaitenvoyé tous les jours demander desnouveiles delasantédacapitaine Mac-Intyre, commença par s'informer c<Hnment il se portait*

-- Mieux qu'il ne méi ile , répondit Oldbucfc , mieux qu'il ne nié' rite après nous avoir causé tan t d'embarras par une sotte querelle, et pour avoir enfreint les lois divines et humaines.

— Votre neveu a été un ppu imprudent, dit sir Arthur; mais nous hii avons de l'obligation ; il nous a fait (eonnaitre <|ue ce M.!^ vel est un jeune homme suspect.

— Suspect! pas plus qu'il ne l'est lui*mème. U a refusé de ré* pondre aux impertinentes questions d'Hector; voilà tout. II ya peut-être mis un peu d'opiniâtreté ; mais Lovelsail mieux choisir sesconfidens. Oui > miss Wardour, vous avez beau me regarder! c'est la vérité ; c'est dans mon sein qu'il a déposé la cause secrète de son séjour à FairpOrt ; et, pour l'aider dans l'entreprise à laquelle il s'était dévoué, je n'aurais pas laissé pierre sur pierre*

En entendant le vieil anti(fuaire faire cette déclaration magnanime , miss Wardour changea de couleur plosieura fois» et an crut

VANTiQUAIRE. 231

èpeifie ses éreilles. De tous les confidens qu'on aurait pu choisir dao» une affaire d^amour , et Isabelle devait naturellement supposer que telle était la confidence dont il s'agissait, Oldbuck, après Edie Ochiltree , paraissait le plus extraordinaire et le moins convenable, et elle ne pouvait qu'être surprise et mécontente de la réunioii de circonstances qui avait livré un secret d^une nature si délicate à deux personnes si peu propres à eh recevoir la confidence. Elle avait maintenant à craindre la manière dont Oldbuck entamerait cette affaire avec son père ; car elle ne doutait pas que eene fût son intention, et elle savait que l'antiquaire, quoique lui-même plein de préjugés, n'avait pas beaucoup de compasttoo pour ceux des autres. Ce fut donc avec beaucoup d'Jnquiétude fa'elle entendit son père demander à M. Oldbuck un entretien particulier, et qu'elle les vit se lever pour passer dans le cabinet de Tantiquaire. Elle tremblait qu'une explosion désagréable ne suivît Pexplication qui allait avoir lieu. Elle resta avec miss Oldbuck et miss Mac-Intyre , et fit tous ses efforts pour continuer la conversa tion avec elles ; mais elle était dans une situation non moins pénible que eelle de Macbeth quand il est forcé d'étouffer la voix de 9a conscience pour prêter l'oreille et répondre aux observations sur l'orage de la nuit précédente, tandis que toutes les facultés de 900 amesont absorbées dans T attente de l'alarme de meurtre qu'il sait qpe doiveii^ donner incessamment ceux qui sont entrés dans la chambre à coucher de Duncan. La conversation des deux antiqnaires ronla pourtant sur un sujet bien différent de celui qui fixait les pensée^ de.niis3 Wardour.

— Mopaieur Oldbuck, dit sir Arthur, lorsque, après toutes les cérémonies convenables, ils se furent assis dans le sanctum sanc- (om/7^de l'a^tiquaire, vous qui connaissez si bien les affaires de ma famille , vous serez peut-être surpris de la question que je vais vous faire* .

— S'il s'agit d'argent , sir Arthur , j'en suis vraiment fâché , mais...

— Il s'agit d'argent , monsieur Oldbuck.

— Eh bien ! véritablement , sir Arthur, dans le moment actuel , et vu la baisse des fonds publics , je ne puis. . .

— Voujine n^'entendez pas, monsieur Oldbuck. Ce que je veux vous demander, c'est votre avis sur la manière de placer avantageiisen^eoit nn^ ^onii^e d'argent considérable.

—Diable j s'écria l'antiquaire; et sentant que cette exclamation

involontaire n'était pas ce qu'il voulait dire de plus poli, il s'em. pressa de réparer cette inattention en témoignant à son ami combien il était charmé qu'il eût de l'argent à placer dans le moment où chacun se plaignait de la rareté de cette denrée. — Quant k l'emploi à en faire, ajouta- t-il , comme je vous le disais , les fonds publics sont en baisse, et l'on pourrait aussi trouver à acheter quelques portions de terre à assez bon marché. Mais ne feriez-vouspas mieux de commencer par vous débarrasser de vos charges? J'ai ici... et en parlant ainsi il prit dans un tiroir de son bureau un petit registre rouge que sir Arthur ne connaissait que trop bien, et dont la vue, pour cette raison, lui était insupportable ; — j'ai ici, continua-t-11 , une obligation de votre main et trois reconnaissances qui, en y ajoutant les intérêts, montent ensemble à la somme de... faisons -en le calcul.

— D'environ mille livres sterling , reprit sur-le-champ sir Arthur : vous me l'avez dit , il y a quelques jours,

— Mais, depuis ce temps , il est échu un autre terme d'intérêts, et je trouve que le total s'élève à onze cent treize livres septslûlliugs cinq pence trois quarts. Vérifiez vous-même les calculs.

— Cela est inutile, ^esuis convaincu qu'ils sont justes, répondit le baronnet en repoussant le registre du même air qu'un homme qui a trop dîné refuse l'assiette bien remplie qu'on le presse encore d'accepter; parfaitement justes, et sous trois jours aa plus tard je vous en ferai le paiement , si vous consentez à le recevoir en lingots.

— En lingots ! Il s'agit donc de plomb ? Diable ! Avez-vous enfin trouvé la bonne veine ? Mais que voulez-vous que je fasse d'une masse de plomb valant onze cents et tant de livres ? Les anciens abbés de,Trotcosey auraient pu en couvrir leur église et leur monastère , mais moi. . .

~- En vous proposant des lingots, je n'entends parler que de métaux précieux, d'or et d'argent.

— En vérité 1 Et de quel Eldorado ce trésor a^-il été importé? — Il ne vient pas de bien loin. Mais à présent que j'y pense, je

vous rendrai témoin de tout , à une petite condition.

— Et quelle est cette condition P

— De m'avancer une centaine de livres sterling pour m'aider dans cette entreprise.

Oldbuck j qui avait déjà palpé en idée la somme qui lai était due, en principal et intérêts, somme qu'il regardait depuis long- temps

comme à pen près perdue y fut interdit à cette proposition , et ne pat que répéter d'un ton de surprise et de consternation : — Ayanoer une centaine de livres I

— Oui y mon cher Monsieur , et avec les meilleures sûretés possibles d'en être remboursé dans deux Ou trois jours.

Il y eut un moment de silence y soit que la mâchoire inférieure d'Oldbnck n'eût pas encore assez bien repris sa position pour le meltre en état de proférer une négation, soit quel'étonnement lui fermât la bouche.

— Je ne vous proposerais pas de me rendre un tel service , con» tinua sir Arthiur, si je n'avais des preuves certaines de la réalité des espérances dont je vous entretiens ; et je vous assure, monsieur Oldbuck , qu'en vous donnant tous les renseignemens possibles sur ce sujet, mon dessein est de vous prouver en même temps ma confiance et la reconnaissance que m'ont inspirée les services que vous m'avez rendus.

L'antiquaire lui fit ses remerciemens , mais eut grand soin de ne pas se compromettre par une promesse inconsidérée.

— M. Doiisterswivel, dit sir Arthur, ayant découvert... Oldbuck l'interrompit les yeux étincelans d'indignation.

— Sir Arthur, s'écria-t-il, je vous ai si souvent averti de vous méfier de ce fripon , de ce charlatan > que je suis surpris que vous prononciez son nom devant moi.

— Mais écoutez, écoutez-moi ; quel mal peut-il vous en arriver? Je vous dis que Dousterswivel m'a persuadé d'assister à une expérience qu'il a faite dans les ruines de Sainte-Ruth. Et que croyezvous que nous y ayons trouvé?

— Quelque autre source dont le fourbe connaissait d'avance la situation.

— Point du tout. Des pièces d'or et d'argent; et les voici.

A ces mots , sir Arthur tira de sa poche une grande corne de béUer, garnie d'un couvercle en cuivre, et dans laquelle se trouvaient des pièces d'argent de toute espèce en assez grande quantité , et quelques pièces d'or.

Les yeux de l'antiquaire brillèrent d'un nouveau feu, quand il les vit étalées sur la table.

— Sur ma parole, voici une collection de pièces de monnaie d'Ecosse, d'Angleterre et des pays étrangers ; j'y aperçois quelques nammi rati, rariorts , etiam rarissimi ^ — Voici la pièce à bonnet

Page 1