‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 101 sur 134 · HYMNE A LA VIERGE · texte numérisé non relu

HYMNE A LA VIERGE

Aft Mariai

Reine da ciel , salut 1 vierge propicet

J'élève à toi la voix de ma douleur 1

Des affligés divine prolectrice ,

Ta sais charmer les maux coisans du cœnr : .

C'est vainement qu'on proscrit l'innocenca;

Elle te doit $a douce confiance.

Vierge angéliqae » écoute-moi; D'une vierge timide exauce la prière.

Mère d'un Dieu, c'est pour un père Qu'une fille éplorée ose espérer en toi.

jire Mariai

A99 Mariai

Ce dur rocher , dans sa grotte sauvage , Seul de Douglas vreçoit les pas errans : Daigne sourire à mon pieux hommage....

Les palais d'or seront moins éclatans.

A l'air infect de la caverne obscure Déjà succède une vapeur plus pure,

Vierge ang^ique, éconte-moi ; D'une vierge titoide exauce la prière :

Mère d'un Dieu , c'est ponr on père Qu'une fille éplorée ose espérer en toi.

JÊfê Mariai

Ara Mariai

Ce sombre lié.n fat la retraite affreuse Des noirs démons de la terre et des airs : Sois avec nous , vierge mystérieuse..,.

Ils vont tous fuir dans le fond des enfers l Oui , dans mon cœur je sens que ta présence A réveillé la céleste espérance!

Vierge angéltqne, écoiite>moi; D'une vierge timide extnce la prière* ,;

Hère d'an Dira , c'est poar an fèn Qu'une fille éplorée ose espérer en toi.

ji^ Maria!

Les derniers accords de l'hymne expiraient sur la harpe... Le Chef da clan d'Alpine , dans Tàttitude immobile de l'attention , et appuyé sur sa pesante épée , semblait écouter encore. Le page loi fit remarquer deux fois par un geste timide que le jour était à son déclin.

Alors s'enyeloppant dans son manteau. — Voilà la dernière fois, oui y la dernière ! répéta-t-il, que Roderic entend la yoîx de cet ange.

Cette pensée était déchirante..... 11 descendit yers le rivage , d'an pas précipité , s'élança dans le bateau avec un air farouche» I^éjà le lac est traversé : Roderic presse sa maiTche du côté de l'occident , et les derniers rayons du jour allaient disparaître lorsqu'fl arriva sur les hauteurs de Lanricky d^où il découvrit l'armée da clan d'Alpine , dont les tangs s'étendaient dans la prairie.

L'aspect de ces guerriers offrait un tableau varié : les uns étaient assis ou debout; les autres se promenaient à pas lents : laais la plupart y enveloppés dans leurs manteaux^ dormaient éten* das sur le sol y et pouvaient à peine étve distingués des touffes de Iroyère, tant les couleurs de leurs tartans se confondaient avec les nuances d^ la verdure ; çà et là seulement la lame d'une épée , on le fer d'une lance, jetait une lumière soudaine , semblable à Técls^t passager qui trahit là luciole sous l'ombrage; mais dès que le panache flottant du Chef fut reconnu dans les ténèbres , les ^i^yantes clameurs d'un enthousiasme martial ébranlèrent la "^^ de la moiitagne : trois fois elles s'élevèrent au loin danç la plaine de Bochastle, et trois fois l'écho du lac et dés rochers y ^pondit, jusqu'à ce qu'enfin Ip silence régna dç nouveau avec la nuit.

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