LE CORONACH ' DE LORD RONALD
hn habiteas ïnTialUes de l'air oMIwaDt à Imm voix et acooorent k learr aignea. lU oonnaissent 1m •fprita qui prapareat les teinpétea, et , immobilaa de stopaor.'tla coateauplàit lea aecrhaa opératioiia des fantdmea.
O Hone à ri^ ! â Hone a rie* ^ I Hélas I plaignons le Chef. L'orgaal des enfans d'Albyn n'est pins ; l'arbre superbe de Glenartney ooaTre la terre de son tronc renversé ; nous ne verrons pins lord Konald.
0 toi y noble fils dn grand Mac-GiUianore , tu n'as jamais tt^gmblé devant un ennemi! Quelle claymore pouvait se comparer à la tienne? Qui put jamais éviter ta flèche rapide ?
Les veuves saxonnes sauront dire comment les plus hardis guerriers des plaines firent retentir de leur chute le rivage sonore du •Teith, lorsque tu fondis sur eux du défilé de Lenny.
liais qui oubliera ces jours de fête où l'on voyait briller sur la colline le beltane ^ de lord Ronald; à la clarté d&la flamme , les jeunes filles des montagnes et leurs amans dansaient gaiement.
Animés par la lyre de Ronald, les vieillards eux-mêmes ou-
I. On sqppelle wnmMuh le chant ffanèbre d*un ^errier. Ce sont les yieillards da clan qui diantent
1« coronacb.
>• Ccsmots {faêtiqvea aont expli<niéaparla phrase qui les sait \ Hélas I etc.- 3. On fait remonter ces fenx de joie du mois de mai au culte des mages et des druides. Beltane ,
l'wbredeBel.
106 GLENFINLAS.
bliaient leors cheyeax blancs I Hélas ! aDJourd^ui nous chantons l'hymne funèbre ! Noas ne reVerrons plas lord Ronald.
Un Chet d'une île éloignée yint partager les plaisirs da château de Ronald, et chasser avec lui la bête fauye qui bondit sur les cô> teaux escarpés d'Àlbyn.
C'était Moy, fue Tesprit pro^étique du See^ ^ éclaira daus nie de Colomba y où, brillant du feu des ménestrels, il réveillait l'harmonie de sa harpe.
n connaissait maintes paroles magiques qui font trembler les Esprits errans, et ces airs puissans qui n'étaient point faits pour les xnreiUes des mortels.
Car on dit que ces prophètes ont des entretiens mystérieux ayec les morts , et voient souvent d'avance le fatal linceul qui doit envelopper un jour ceux quiviven^eiieore.
Or, il advint qu'un jour les deux Chefs avaient été ensemble harceler le chevreuil dans ses repaires. Ils étaient loin de leur demeure, et parcouraient les taillis ^ais de Glenfinlas.
Attcim vassal ne les suit pour les aider dans leur chasse , les défendre dans le' péril , on {Jlréparer leurs repas. Le simple plaid des Highlands couvre les deux Cheb ; leurs fidèles claymores sont leurs seuls gardiens. -
Pendant trois jours leurs flèches sifflantes Tolèrent à travers les taillis du vidlon; et quand^ rhumidîté du toir lés noieimît^dBkis bar hutte ^ iky portaient imït giiier.
La ciflMiae scHàtsàte était élevée dans te ttea le'|dBs reculé de la forêt de Glenfinlas, auprès du sombre ruisseau de Moaeira, qui magnuie à- travers cette solitude.
La nuit était belle, l'horizon calme dc|>ais trois jours, et une rosée bienfaisante répandait la f ttaicbmr sur laJbmyère et sur les ssebers tapissés fie mevsse*
La lune à demi voilée sous les flDosii84'un nna^^'sfgette kis» sait tomber ses dovtenses et trenbtatttes-^kMés sur les eades do lac de Katriae , et semblait dormir sur k^fi^ont du Beuledi.
R^rfermës dans Itat haue, les deuflL Ghdb font «n rep^ 4s chasseurs et d'amis ; le phdnp snime les yeux de BonaU, et il porte mainles santés à Bisy :
— Que nous manque-t-il pour compléter notre bonheur et répoudre aux ddiices émotions qui nous font pdpiter ?'..... le
z . Voyant, prophète doné de seconde toc.
GLENFINLÂS. 109
d'ne j«ue et fiieîle beaaié» sm aem palpiUnft et Mt TC^aids
Les djBiu beanlés de bos montagnes, le» iUes ds fier Ghagjle, OBtqùtté ce matiB k eh&leatt de kar pète povr thiflier k dain dans la inrêt.
J'ai long-temps cherché à intëreaser le oœiBr de Mary : eRe a t« carier mea lanôes,; elle a entende mes soupira. Toea lea anifieea de l'amont ont éckoné eonCre la -vigihDce d'ene aoear.
Mais tu pourrais, cher Moy, pendent qee je BiK*éuâHeiaia etee Mary, apprendre à celte gardienne sévère qn'eUe dok ceaserde YCiHer sor k cœnr des antres, et qee c^eat déjà asaez peur eHe As yeillersiirkaiên.
Pince aeelemeitt ta harpe : tn aeaiaa bientât faHnabk Flofede dengyle, onhliaiit aa aonir et Ronald, raater en extase denaïc toi, l'«Qillnunîde et k senrira anr ka lètrea»
Oa si elle consent à écouter un conte d'amonr sons l'abri dn feaillageydîs-nMBy Glieasearaiifrsnta6fère,larègkde bon saint Oran ne sera*t-elle pas yiolée ^ 7,
-^DepnskoOBriîatd^Eariak^dapniak mort de Mema , répond Moy, mon cœar a cessé de répondre par ses transports aex denx baisers, an sein haleiaoït et an sanriye de k beenté f
C'est depuis kr» qee, clnatant mes regrets sar nm harpe dans* la triste brnyère qui rit péiv cdk «pii^ étnit an gkire ei nMl aneor, je reçns k don fatal érprephétie.
La dernière prenvn que kekl m'envoya de sa colère, eelàte» pouvoir de pressentir les mnlbenrs Catnrs , qui ébexat en mon ccenr toute laeatt iPeapéranee par des wkns h^vdises et des sons de douleur.
Tesonrônt-il de cet eaqnif qui pairtaia gsMaent cet été de k baie d'Oban 7... Je le voyais déjà échoué et brisé contre ks cAiee roea^eses de Colonsay •
— Fergns ansai.^. k fil» de ta soBnr..^ tia Vas tu partir eowaae en triomphe des flancs escarpés du Benmore , marchant à la tèm des siens contre le seigneur de Downe.
Tu n'ns «va que les plis lottaas de knra tartans ^ pendant qi^SiS' descendaient les hanleurs de BenveîrMeb ; tn n'as entendu que k pSiaadi^gncmermâéancboedeabeaielievssoneceadasIiîghlandb.
>• Vojeila note sa»s«iiit Oran.
>• Vêtement éeosiais ainsi nommé d'ane «toiTeMyée à carreaux.
3*. lin Ditioinrar et çoerrlen «duptés àhr coni«tniiA (bs^pipe) dei'atglitatffls.
298 GLENFtNLAS.
Moi j'entendais déjà les génôssonens, je voyais conler lès larmes , et Fer^s percé d'une blessnre mortelle en se précipitant sur les laiiees des Saxons à la tête de son clan an choc irrésistible.
Et toi qui m'in^tes an bonhear et an plaisir ; toi qui Tondrais me faire partager ta joie et appeler le baiser d'une femme , mon coear» cher Ronald , gémit sur ta destinée. .Je vois la sueur de la mort glacer ton front ; j'entends les cris
de ton Esprit protecteur ;. je vois ton cadaTre c'est tout ce qu'il
est donné an prophète de Toir.
*— Prophète db imalfaenr» livre-toi seul à tes rêveries funèbres , répond lord Ronald : faut-il donc finmer les yeux aux clartés passagères de la joie parce que l'orage peut gronder demain ?
vYraies ou fausses » tes prédictions n'inspireront Jamais la crainte au Chef de Glangillian ; les transports de l'amour feront bondir son cœur, quoiqu'il soit condamné à sentir Pàtteinte de la lance saxonne.
Je crois entendre les brodequins de Mary fouler la rosée da ^azon : elle m'appelle dans le bois.
Il ne dit point adieu à son ami : il appelle ses limiers et'sort gaiement de la butte.
Au bout d'une heui« ses limiers reviennent : ces compagnons fidèles du chasseur accourent en faisant retentir les airs de leurs tristes gémissemens. Ils s^étendent aux pieds du prophète.
Point de Ronald encore ? il est minnit ; Moy est agité par de noirs présages , pendant que f penché sur la flamme mourante , il entretient le feu à demi éteint de la cabane.
Soudain les Umiers redressent leurs oreilles ; soudain leurs hurlemens ont cessé ; ils se pressent autour de Moy, et expriment leurs terreurs par le tremblement de leurs membres et leur murmure étouffé.
La porte s'onvre doucement : les cordes de la harpe vibrent d'eUes^mènies et répondent par un son à chaque pas léger qû presse le sol.
Le ménestrel voit à la lueur du feu une femme brillante de beauté , en costume de chaïuie , et dont la robe Verte trempée de resée dessine les contours gracieux de son corps.
. Son front semble glacé ; elle découvre l'ivoire arrondi de son sein y en se penchant vers la flanune vacillante pour tordre les tresses humides de sa chevelure.
Elle rougit comme une vierge timide , et dit avec douceur : '^
GLENTINLAS. 109
Aimable ménestrel, n'as-ia pas renoontré dana là clairière de Gknfiolaa une jeune chaaaeresse en robe verte ?
ÀTec elle est un vaillant Chef de nos montagnes. Ses épanles^ sont chargées dn carqaois da chasseur ; une dagne écossaise orne* sa ceintore ; son tartan flotte an gré de la brise.
— Et qni es-tu ? quels sont ceux que tu cherches ? reprit Moy en la regardant d'un œil effaré. Pourquoi erres-tn ainsi an clair delà lune dans la forêt de Glenfinlas ?
— Le château de notre père projette son ombre sur le lac profond de Katrine qni entoure mainte île de ses flots azurés. Nous sommes les filles du fier Glengyle.
Parties ce matin pour venir chasser le chevreuil dans la forêt de Glenfinlas , le hasard nous a fait rencontrer le fils du grand Mac-Gillianore.
Aide-moi donc à chercher ma sœur et le lord Ronald , égarés sans doate dans le bois. Je n'ose me hasarder seule dans des sentiers ou l'on trouve ', dit-on , des fantômes cruels.
*- Ooi , dit le ménestrel ^ il est en effet des fantômes à redouter : je dois accoinplir mon vœu et achever ici la prière nocturne que j'ai juré de prononcer pendant le sommeil des autres hommes.
— Âh 1 .daigne d'abord , au nom de la douce pitié , guider une chasseresse solitaire 1 II faut que je traverse le bois et que je revoie sfHntle jour le cUUean démon père.
—J'y consens ; mais répète avec moi trois Ave et trois Pater; haise la sainte croix , et alors nous pourrons poursuivre notre route en sûreté.
— Honte à un chevalier tel que toi ! Y a te couvrir la tète du froc d'un moine : cet ornement convient à ton vœu étrange !
Jadmdans le château de Dunlathmon , ton cœur ne fat point de glace pour l'amour et le bonheur ; alors ta lyre harmonieuse chantait les appas séduisans de Moma , et tu aurais tout fait pour un dé ses sourires.
Les yenx du ménestrel étincelèrent, exprimant tour à tour là colère et TefEroi. Ses noirs cheveux se hérissèrent sur sa tête , et son teint changea plusieurs fois de couleur.
■—Et toi 9 dit-il, pendant que je chantais Moma et l'amour auprès dn foyer de Dunlathmon , planais-tu sur la sombre fumée dn foyer ou sur l'aile de Torage ?
Non y non , tu n'es point d'une race mortelle ni la fille du vieux GleDgyle ; ta mère fut la fée des torrens , ton père le roi des mines.
Moy sépéu Iras ftâft l'aiilâeiuMB <de fmkt Qi^aa , ftt taow io» on- «ore la paissante prière é» smtt FiUiou Si se tonnuLeMmia iters l^bkorixon «irieatal «t Mcona ai^ «bsirtliire a^îre*
Puis, penché sur sa baiye , il en.tira ke aeoords^les pkn sédnîsans ; récho sarpeis népète cette barauMiie lojalérienaecft iiiagi<|ie ^^ se marie au juiumuire des vents*
L'Esprit irri^ ebange de larme , et.aa taille àBwkwÊ. gîgantesqae ; puis, se mêlant sendaitt .à l'einge qni commence à groa- •der, il disparaît après ay«iir poussé «m ori lamentable.
Les nuages ^vent ; la gnèle et raunigan «sàégeut la hotte, la brisent , et couvrent la terre -de ses débris ; mais le méoestrel :ii'^eut pas an.sed de aes oheKeuK eoulevé par le i^ent ou jnenittépar laj^nie*
De bruyans éclats de rire se mêlent aux mogiaBemeiis de l'orage ; le ménealrelJbseBland a»idesms4e sa tête ; maî»4£fà ils .expirent du côté du ni^d*
La voix du tonoerre ébranle la toêt an moment eùioes ecii sur* naturels cessent , et uœ ploie de aang: vient éteindra las liseas à «demi consuma.
Le ménestrel voit teafaer «n bnaedMt la Jimin tenait mue épée, «t puis une tête sépanée du franc : H en miasàle on sang^enoore
lièdef
Le cimier de Benmore a sMwent. omé eetija tête dans lestOBV^ Mte ;. cette main^a imp|>é de temfaiee'eoniMiy lomfne lesang des Saxons t^gnit de penrpne las ^indes^ du Teitb •
Malheur aux sombres ruisseaux de Aloneira I Malbenr an^ bjneste vallon de Glenânlas l Jtuaaais fe^filades moniag:nes d'Albyn n'y vimtdrA vider son caininots»
Le pèlerin fatigué ^évitera mâne cet ombrage 4 Tàenre. brûlante du midi ; il ccainànit d^étre la proje des erueUes fées de 4&lenfinlas.
Pour nous , c'en est fait ! nous ne trouverons plus unasde dflplière le bouelier du Chef de GlangilUsn ; il ne guidem plos-nos gnerriers an combat ; et nooasomflftes condamnés àiehaiiter sen hymne funèbre.
Hélaâ I pUignona un Chef valenrmx; l'orgueil des ea&ns d'Albyn n'est plus* L'arbre superbe de Gfenartoey couvée la tarre de son tronc renversé. Nous ne verrons ptns lord Ronald.
NOTES
DE GLENFINLAS.
Us Saxons oa Sass^iacbs doat il est ici quesiion sont les babitans des plaiOM» I/>wUn(toy «i^i^lés niosipar leurs ▼pisins des noatagoes ( tbe Higblanders ).
s»TB \* -— Panfraphe iv. — d t» tiwié ée lafUmmB»
les Higblanders allumeut des feux sur les hauteurs le premier jour du mois de '■tti* C'est an usage qui Tient des temps du paganisme, et qu'on retrouve aussi dins la priocipauté de Galles.
^fA tt qu'on appelle en ang^is-lt seconde ^vne ( the second sighty On ne pent 9*e répéter la définition qu'en donne le docteur iobnsmiY qui f appelle « une îm^ * pressiou de i'esprit sur Tœii ou de IVsfl sur l'espfit , par le moyen de hiqaelle les « évènemens éloignés et futurs sont perçus et vus comme s'ils élaient présens, » JHijOQterai seulement que les apparitions de fantômes présagent ordinairement desmal- Aeors, que cette faculté est pénible pour ceux qui en sont doués , et qn'tls ne l'ac^ ^^ièrait généralement que lorsque sont eux-mêmes sous l^infinence d'un tempérament mélancolique.
JCOTE 4. — Baragraphie xx:^x« — ^ règle 4u hofi S9mU Oran.
Saint Oran était l'ami et l'acolyte de saint Colomba , et il fut enterré à Icdlnikin. Ses droits à la canonisation sont un peu douteux. Selon la légende, il consentit à ^ enterré tout vivant pour rendre propices certains démons indigènes qui s'opposaient aux pieux desseins de saint Colomba, et s'obstinaient à l'empêcher de bâtir une chapelle.
Au bout de trois jours, Coluniba fit exhumer le corps de son ami. Saint Oran , an grand scandale des spectateurs , déclara qu'il n'y avait ni Dieu , ni jugement der^ n/er, ni enfer ^ ni paradis. Il allait sans doute faire des révélations encore plus singulières; mais Colomba ne lui en donna pas le temps, et le fit au plus vite réenterrer. La chapelle et le cimetière conservèrent cependant le nom de Reilig Ouran ; et en mémoire du rigide célibat qu'avait gardé le saint, aucune femme ne pouvait y
1 12 NOTES DE GLENFINLAS.
venir prier ni s'y faire enterrer. Ce»l à ce régime de continence que te paragraphe xxix fait allusion * .
jroTE 5. — Paragraphe lt. — La puissante prière de saint FiUan»
Saint Fillan a donné son nom à plusieurs chapelles et sources saintes en Ecosse. C'était, selon Camerarius, un ahbé de Pitteuweem, comté de Fife; fonction dont it se démit pour aller mourir dans les solitudes de Crienurcby, Tan du Seigneur 649. Pendant qu*il éiait occupé à transcrire les Eeritures, sa main gauche jetait un éclat de lumière si vif, qu'il y voyait suffisamment sans autre clarté; ce miracle économisa beaucoup de chandelles au convent , le saint passant des nuits entières à écrire. Le 9 de janvier est dédié à ce saint , qui a laissé son nom à KilfiUan, dans le canton de Eenrew, et à Saint-Phillans, ou Forgend, dans le comté de Fife. L'historien Lesley, liv. vn ^ nous dit que Robert Bruce avait en sa possession le bras miraculeusement lumineux de saint Fillan enfermé dans une cbâsse d'argent, et qu'il portait à la tète de son armée. Avant la bataille de Bannockbum le chapelain du roi, homme de peu de foi, s'empara de cette relique., et la cacha en lieu sûr, de peur qu'elle ne tombât entre les mains-des Anglais. Mais soudain , pendant que Robert adressait sa prière à U châsse vide, on la vit s'ouvrir et se refermer aussitôt, et l'on reconnut que le saint avait déposé son bras dans la châsse comme un gage de la victoire. Mais quoique Bruce n'eût guère besoin que le bras de saint Fillan vint au secours du sien , il lui dédia en reconnaissance une abbaye à Killin , sur le Loch Tay.
Dans leScots Magazine de juillet i8oa ( recueil périodique qui vient d'être continué avec un grand talent ] on trouve la copie d'une curieuse charte de la couronne, datée du II juillet 1487, par laquelle Jacques III confirma a Matise Doire, habitant de Sratbfillan dans le Perthshire, la jouissance paisible d'une relique de saint Fillan appelée le Quegrich , qu'il avait héritée de ses ancêtres depuis le temps de Robert Bruce. Gomme le Quegrich servait à guérir des maladies, ce document est probablement la patente la plus ancienne accordée à un remède de charlatan ( quackmedicine ). L'ingénieux correspondant qui l'a fourni ajoute qu'on peut lire des renseignemens plus détailla sur saint Fillan dans le Boece de Bellendea, tom. IV, fd. ccxin, et dans le Voyage de Pennane en Ecosse ^ 1773 , pag. n et i5.
I. Cette note singulière a fourni le sujet d'un roman intitulé h CiHhat dt itdnt Or*n, qui fait partie da Ptrroyvgt de Wfltn- Scott, par M. Amédée Pichet.
FIXr DES KOTZS DX GLBNFIXfLâS.