‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 41 sur 134 · LE FER A CHEVAL NORMAND · texte numérisé non relu

LE FER A CHEVAL NORMAND

Aérant la première clarté du jour on entendit, des tours de Cihepstowy retentir au loin le cor, et Ton vit, revêtus de leur armure, et brillans d'espoir, le courageux Clare et le fier Neyille, s'élancer dans la carrière. Leur large bannière répandra une teinte rougeatre sur les eaux du Rymny ; le gazon de Caerphili sentira le pied du coursier normand ; ik le jurent.

nu Le double serment s'accomplira; — le soleil s'est levé, et les ondes du Rymny sont teintes de pourpre, car la ronge bannière de Clare , jouet de la yague , flotte , emportée vers la Sayerne ! — L'herbe flétrie porte l'empreinte du passage de l'ardent Neyille; car chaque yestige laissé par le fer des coursiers, garde le sang reftoiêi d'un cavalier normand î

Les veuves de l'antique Chepstow peuvent maudire le jour où le courageux Clare se couvrit de son armure; les enfans, privés de leur père , gémiront long*temps sur l'art qui forgea le fer da coursier de Neville. Les prés veloutés de Glamorgan ne sentiront plus l'empreinte du fier coursier armé pour les combats, et l'on y chercherait en vain d'autre trace que celle laissée par le pied léger des fées dansant en rond sur le gazon.

Page 1