‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 71 sur 134 · RÉQT DE 31R DAVID LINDESAY · texte numérisé non relu

RÉQT DE 31R DAVID LINDESAY

— De tous les beaux palais- qui ont été cottstnnts par les'Soa« Térains de TEcosse, le plus beau, sans oompataison^ c'est celui de Linlithgow. Qu'il est deux, au mois charmantde juin, d'ailer y écouter les chants de la linote et les sifflemens joyeux' du merle? Lé daim sauvage brame dans le taillis, et- la poule d'eau plonge dsms Fonde limpide du lac. Le cœur le plus triste y partagerait le bonheur qui réjouit alors toute la nature; inais de tons les mois de l'année, c^est le mois de juin qui est le plus odieux au roi Jacques. Voua ne devez pas ignorer, que ce fat .pendant ce moia qu'arriva la défaite de son. père, Mathenr aux traîtres qui armèrent l'héritier

sentir le trait douloureux du remords I Le moi&de join «st Urajonit coQfiadoré par le roi à dcia pratiqueft austi amlÀfes que celles 4u

carême ^

Cette années) y le roi passait, ^rioB son usage, ce mamfBAalà Linlithgow ; l'anniversaire de la mort de «on père était arriTé; les hymnes des morts retentissaient dans le temple; les c^aehes fidsaient entendre leurs sons lugubres; Févêque célébrait la messe; le monarque, agenouillé dans la chapelle de Saiote^atherine, revâtu de la hjiire et deëon ceintnroii de fer, versaâl des iarmee de douleur ; autour de lai les cberaliers^ de l'ordre du ClHHrdon étaient placés dans les stalles qui leur sont réservées , avec leurs bannières flottantes. J'étais ausâ présent ; et, je l'avouerai, étourdi' par le bruît .continuai des cloches , j'avais les yeux fixés sur les vitraux que le soleil dorait detses rayons; mais btentdt, témom deceqQi arriva, je crus rêver... Un fisAtôine en tunique bkme avee une ceinture blanche teaà la foidë d'un pas grave. Son front était chauve, sa tête découverte; une blonde ehevehnre tombait en boudes sur ses épaules... Ne riez pas de ma erédulité, seigiisar Marnaion; je veus jure, sur l'honneur, qu'en iveyant sa ^ice paisible, la simple mi^estéde son visage el sa démardie so« lennelle, je crus avotr devant les yeux l'image parfaite de cet' apdtre qui soutint la Vierge dans son évanomssemettt, l'image de Jean, le disciple chéri du Christ.

XTH.

n s'avance jusqu'auprès du roi, s'arrête avec une franchise rusti^e, ne fait aucun salut au monarque, et, appuyant son bras 8W le pupitre , il lui adresse ces paroles d'un ton peu élevé ; mais jamais paroles ne firent comme lés siennes frémir tous ceux qui les écoutaielit :

— Ma mère céleste, dît-il, m'envoie pour te prévenir^ de ne point faire la guerre. Un grand malheur t'attend ; mais, si tu te refuses à cet avis , défie-toi doublement , roi d'Ecosse , des attraits

I. U révolte qui e«t lien contra Jacques III fot »ifrn«W» par «M ci*coasUBceb«iii eraellepovr wi . la présence de son fils dans l'armée ennemie- Lorsqije le roi irit sa propre bannière déplo]^^ <»ntre lui-même, et son fils uni avec ses ennemis, il perdttlepeu de coura^ qu'il vrait, seaauva da y^Vip de Mtaille, tomba de soo cheval, qui se cabra à la vue d'un* ouche d'eau que portait une- «n»me; et i| fut taé , on ne sait pas bien par qui.

^qpsIV.ap^s la batai^ev pMsa à Stirliug; «teateodimt le» moines de]Acba|tUe rajO^Âé- Pwwlamopt de son père, leur fondateur, fl fut saisi d'un profond remords qu'il manifesta par «««•ustèït péniltncfc

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d'ane femme et de ses embûches aa milieu des volaptës. Qae Dieu daigne veiller sur toi. —

Le monarque sarpris semblait chercher une réponse sans pouvoir en trouver une; et , lorsqu'il releva la tête pour parler , renvoyé céleste était déjà loin. Le maréchal d'Ecosse et moi nous avions couru pour l'arrêter à la porte; mais il disparut aussi rapide que le vent de l'orage , et comme un rayon du soleil qui tombe sur une vague et s'évanouit aussitôt. —

Pendant que Lindesay faisait cet étrange récit , la mût commençait à être si obscure qu'il ne put voir le trouble de Marmion. Après un moment de silence, le baron anglais répondit :

— Je croyais les lois de la nature si fortes , qu'il me semblait impossible que jamais leur cours pût être interrompu; et il y a trois jours 9 j'aurais traité votre histoire de mauvaise plaisanterie; mais depuis que j'ai passé la Tweed , j'ai des raisons pour tenir moins à mon scepticisme , et je suis devenu un peu plus crédule.

Marmion s'arrêta, et parut âché d'en avoir trop dit; cependant pressé par cette émotion irrésistible qui nous fsdt un besoin d'épancher notre ame, alors même que nous ne pouvons révéler nos secrets qu'avec douleur, il raconta au roi d'armes la merveilleuse histoire de l'hôtelier villageois ; mais il ne dit pas un mot du pèlmn, de Gonçtanoe et de Clara; il n'attribua qu'à un rêve inquiétant les pensées qui avaient troublé sou sommeil à Gifford.

— Vainement, dit-il, j'essayai de goûter un moment de repos: les mêmes pensées m'assiégeaient sans cesse et portaient dans mou cœur l'agitation d'une fièvre brûlante. Pour échapper à cette espèce de délire , je montai sur mon coursier : la lune brillait ; je me 'rendis à Fancien camp des Pietés. J'entrai par la porte du sud , et je sonnai du cor; il me sembla en entendre un autre qui me répondait; le son en était si faible , que ce pouvait bien être l'écho lointain du mien.

Dans cette idée, je me préparais à revenir sur mes pas; mais soudain un cavalier m'apparaît dans cette enceinte. J'avais peine àen croire mes yeux; etje doute encores'ils ne m'ont pas trompé... J'ai prouvé mon sang-froid, lord Lion, dans maint combat'particulier et dans mainte bataille^ oui, j'ose dire que je m'y suis toujours comporté avec le courage qui convient à un noble chevalier;

mais, lorsque cet ennemi inattendu sembla sortir tout à eonp des entrailles de la terre , je dois dire la vérité... je frissonnai de terreur; et, en mettant ma lance en arrêt , mon bras tremblait tellement que je pus à peine me tenir sur la défensive.

Ai-je besoin de vous dire quelle fut Tissue de notre combat ? noas courûmes l'un sur l'autre... mon cheval s'abattit... que pouvait-il faire contre un champion de l'enfer ?. . . je roulai sur la lice ; le spectre brandissait son glaive nu sur ma tête. Mais voici le plus extraordinaire: je levai les yeux... la yue des gouffres où rugissent les démons ne m'eût pas épouvanté comme le visage que je reconnus... La lune éclairait des traits qui ne me sont que trop familiers : cfétaient ceux d'un chevalier ennemi qui > exilé depuis long-temps dans des climats lointains, y a perdu la vie. Je ne doutais plus qu'il n'eût péri en effet, lorsque, levant sa visière, il fixa sur moi les regards effirayans d'un fantdme irrité ; trois fois il tourna contre mon sein son glaive yengeur , mais il le laissa retomber dans le fourreau lorsque , pour la première fois de ma vie, j'implorai l'intercession de saint George; s'élançant avec légèreté sur nn coursier, il sembla disparaître à l'instant même, car la lune bt soudain cachée par un nuage, et les ténèl^s de la nuit couvrirent toute la bruyère... Il serait trop long €e tous dire comment je connais si bien ce chevalier que la haine a évoqué de son tombeau ; mort ou vivant, il a de puissans motib pour être mon

ennemi. —

xxn.

Sir Dayid du Mont témoigna sa surprise; mais, très yersé dans rJii«toire, il se mit à raconter qu'un semblable évènment était arrivé autrefois près deNorham, où un fantôme infernal, sous la forme d'un chevalier écossais , avait yaincu Brian Bulmer , et l'avait presque forcé de désavouer son baptême.— Un autre fantôme de ce genre , ajouta-t-il, se yoit dans la clairière de Rothiemurcus ; il est couvert du plaid , de la targe et de la claymore des Highlands ; ses mains sont teintes de sang; on le rencontre encore sous les pins qui ombragent le sombre Tomantoul, Achnaslaid, Dromonchty et Glenmore ^.

Cependant, quoi que racontent les légendes à propos de ces démons guerriers, ennemis véritables ou fantômes des montagnes et

V. Voir an« note da ehant III aa injet de ce fantôme menreilleaz»

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des plaines 9 toujours loyal et toujours brave, un rrai fils dé la cheyalerie doit regarder ces terreurs nocturnes comme de yaines superstitions. Ces esprits malveillans n'ont guère le pouvoir de nous nuire que lorsque , égarés par nos passions, nous méditons un crime ou nous étouffons un remords. —

Lord Marmion détourna la tête ; deux fois il essaya vainement de raffermir Paccent de sa voix. •• Enfin, pour tonte réponse, il pressa la main de sir David, et leur entretien en resta là. Ghacon d'eux alla commander à sa troupe d'être prête au retour de Tau* rore, pour se rendre au camp du roi d^Ecosse, car tel était l'ordre de la cour.

xxm.

Ils prirent de bon matin la route de Dun-Edin. Je pourrais décrire toutes les collines et tous les vallons qu'ils parcoururent, tous les ruisseaux qu'ils traversèrent ; ils Une sont tous familiers; mais, pour éviter de longues digression^, je ditai seulement qu'ils se dirigèrent à travers les bruyères de Braid, et que, traversant la vallée de ce nom , ils franchirent la petite rivière qui l'arrose, et s'arrêtèrent sur la colline de Blackford.

O Blackford ^'ai souvent erré aux jours de mon enfance sur ton sommet inc&lte, cherchant les nids d'oiseaux parmi les buissons et les touffes de genêt. J'aimais aussi à écouter , mollement étendu, le murmure lointain delà ville, etPharmonie solennelle des cloches de Saint-Giles , que m'apportait une brise légère. Aujourd'hui mes yeux aperçoivent depuis la colline jusqu'à la plaine les épis dorés de la moisson ondoyante ; tout est changé pour moi dans le paysage que je contemple, tout , excepté les rochers, et le ruisseau qui gazouille en fuyant. Hélas ! je crois entendre la voix plaintive de mes premières affections , depuis long-temps éteintes.

Ces lieux sont bien plus changés encore depuis le jour où Marmion contempla, du haut de la colline de Blackford, les tentes guerrières qui couvraient la plaine de Borough-Moor \ Plus de

I. Le Bbrough, ou Xoor commâD d'Êdimboiirg, s'étendait aa sud, depuis les murs de la ville j*if' qu'au ceotre des montagnes de Braid. Ce terrain fort spacieux, était autrefois une forêt; son voisinage nuisait tellement aux habitans d'Edimbourg , qu'on leur permit de bâtir des galeries ta bois s'avançant sur la me, pour encourager l'abattis des arbres, moyen qui semble avoir réussi. Lorsque Jacques Y y passa en revue les troupes du royaume, en i5i3, le Borongh-Moor était, dit Hawl*. hornden, « une vaste plaine rendue dâicieusepar l'ombrage d« quelques c|iénes remorquablet poi* leur âge et leur beauté.»

HÈÙIÙKP. i&s

mille paTilloBs s'étendaient jusqu'à la Tille, et fdimaient une enceinte irrégulière ; çà et là qnelqties chênes, derniers resta de Pancienne forêt, dominaient par leur cime touffue ce rendez*yous de tons les soldats de l'Ecosse; et, par la teinte de leur feuillage, reposaient l'œil fatigué de li^ blancheur unifonnedu camp.

XXTI.

Dq>ai8 la contrée nébuleuse des Hébrid^ jusqu'aux plaines fertiles de Lodon , depuis la côte rocailleuse de RoSs jusqu'aux forêts plus méridionales de Redswire, l'Ecosse avait envoyé tous ses guerriers. Marmibn pouvait entendre le bruit sourd de cette mtil« titude, le galop des chevaux, et leurs hennissemens qui semé* laient aux fanfares des dairons. Pendant que les chefs passaient en revue leurs vassaux armés, il pouvait voir la forêt mobile des lances et les éclairs firéquens que renvoyaient les boucliers Sur lesquels les rayons du soleil venaient se réfléchir.

xxvn.

Les légers nuages de fomée qui s'élèvent aux premiers rayons du jour, annoncent que les feux allumés parles sentinelles vont bientôt s'éteindre. Maint Chariot de bagage roule pesamment éur la plaine, et les bœufs traînent les équipages brnyans de l'artillerie. On remarque surtout les sept sœurs de Borthwick ^ et les cou* levrines que la France avait données à l'Ecosse, funestes présens qui orneront bientôt le triomphe des Vainqueurs de Flodden.

xxvui.

Mille étendards se déployaient dans les airs^, diffârens de foiine et de couleurs, verts, cramoisis, rouges ou bleus, ayant chacun leur devise , et ombrageant les pavillons de leurs plis déroulés |)ar la brise ^. Le plus large et le plus élevé était l'étendard royal;* un pin planté dans une pierre massive qui existe encore lui servait de soutien et fléchissait sons le poids de la bannière ; déployée par le vent de l'ouest,. elle faisait admifer réouàson de la couronne, au milieu duquel le lion d'Ecosse rampait sur un champ d'or ^.

Marmion contempla ce beau spectacle avec la noble émoticm

X. C'étaient sept pièces de canon qu'on appelait ainsi; elles araiént été fondaes par im admmé B<»thvick.

2. "^ oyez A&niVitXen (dg P Expédition de Somerset) la' description, carténse «l*an eaap étostais après 1» bataille de Pinkey.

3. Chacune de ces enseignes féodales désif^nait les grades difTéreos de ceux qui araient le droit d'en porter.

4- Selon Boéce et Bacbanan , k dotale treseheur autour du bouclier , eontreflewdelisé ou lampusté et arméd*asur, fat adopté poar la première fois par Aobaias, roi d'£cosse,.c0ai0nip«raSo dejCbar* lemagne.

2S6 MARMION. ce. iy.

d'an guerrier* •• Enfin son oœar s'enflamme, ses yeux étincellent comme dans an jour de bataille , plus terribles que ceax da faucon qui se précipite sur sa proie : — Lord Lion , vous avez en bien raison de me dire, s'éçria-t-il, que l'on tenterait vainement de dissuader votre roi de la guerre; car , par saint George, si je me voyais à la tête de cette armée, aucun pouvoir, infernal ou divin, ne pourrait me faire penser à la paix jusqu'à ce qu'an glorieux <M)mbat eût terni l'éclat resplendissant de ces armes*

Le barde. d'Ecosse, qui était d'une bumeur moins belliqueuse, lui répondit : — Ce spectacle est bçau sans doute;... mais il serait beureux que les princes qui gouvernent un royaume dans la paix et l'opulence, apprissent qu'il est plus digne d'eux de respecter le repos de leurs peuples que de s'exposer à tout perdre en voulant monter trop haut.

Marmion ne pouvait abandonner ce site; jamais pins brillante perspective n'avait cbarmé ses regards. Quand l'œil était rassasié du spectacle de cette magnificence guerrière et du mouvement de la plaine , il pouvait franchir l'espace et ccatempler la ville, qoi brillait d'une splendeur an peu rembrunie. Les vapeurs qui voltigeaient sur ses noires tourelles étaient colorées par l'aube matinale, d'une teinte rouge semblable à celles des nuages qui recèlent la foudre. Telle était la sombre majesté dont était revêtue la hauteur où le château se montre avec orgueil ; tel était l'aspect offert par cette pente escarpée, couverte depuis sa cime aérienne de ces édifices massifs, serrés et d'une prodigieuse élévation, qui forment ma ville romantique. Mais, vers le nord, les rayons du soleil versaient une lumière plus pure sur les monts d'Ochill, et chaque sommet dont ils effleuraient la bruyère, brillait comme une améthyste empourprée. Plus loin, on distinguait les rivages de Fife, de Preston ou Berwick-Law, et au milieu coulait le Frith , dont les îles semblaient flotter sur le sein de l'onde comnie des éme* raudes enchâssées dans l'or. Fitz-Eustace sentit bondir son cœnr: et, comme pour donner un libre essor à son enthousiasme , il enfonça ses éperons dans les flancs de son coursier , et fit une demivolte en agitant sa bride : — Où est le lâche, s'écria- t-il, qui n'oserait combattre pour une telle patrie ! — Lindesay sourit en voyant ce transport, que Marmion ne chercha pas à réprimer par un regard sévère.

Cependant une masiipie guerrière Tint réveiller soudain les échos de là montagne; c'étaient les sons réums dn clairon et du cor, du fifre et dn tambour, tin psaltérion et des cymbales; en même temps Tairain des cloihes invitut les .fidèles à pri^. Lindesay dit à Hannion : ^— Cette musitpie se fait entendre chaque jour, lorsipie le roi va assister au saint sacrifice, soit à l'église de Sainte-Catherine-de-Sienne, soit à k chapelle de Saint-Roch; ces concerts belliipieux sont pour vous la voix de la gloire, ils ne me rappellent à moi que les plaisirs moins dangereux de la chasse et les fiinfares de nos cors dans les bois de Falkland, alors que chaque cavalier se faisait un point d'honneur d'arriver le premier à la déCeute du cerf.

Je ne puis d'ailleurs m'empêcher de gémir, ajonta-t«il, quand je contemple cette reine dn nord sur les collines qui lui servent de trftne, l'enceinte royale de son palais, son château inexpugnable, ses vastes édifices et ses temples saints ; je ne puis m'empêcher, dis-je, de gémir en pensant que peut-être la fortune nous prépare des désastres fimestes, et que ces mêmes cloches annonceront les fiinérailles de notre prince valeureux, ou appelleront aux armes lès citoyens paisibles... •••• Hais n'allez pas croire, chevalier, malgré ce sinistre pressentiment, que la conquête de l'Ecosse soit assurée ou facile : non sans doute, non... Dieu est le maître de la victoire, il brise la lance et le bouclier des conquéran's; vous-même, lordMarmion, vous reconnaîtrez, quand vous attaquerez cette armée de sujets fidèles, vous reconnaîtrez qu'elle est assez redoutable pour taire verser bien des larmes aux veuves d'Albion; jamais guerriers ne furent plus fiers que les nôtres ^ jamais prince n'égalar Jacques en bravoure. —

Mais, déjà descendus dans la plaine, M'armiQn et Lindesay arrivent aux barrières du camp, et y font une halte.

Le ménestrel s'arrête avec eux ; il va mimter le ton de sa harpe assez haut pour célébrer dignement le monarque et l'ancienne cour d'Ecosse.

ra nu auÀT quatrième,

A GEORGES ELLlft, ESQ.

phkmd«4?att«MU» ; à peiae si. le aoleil daigne Usaet Unabat sur les cietge» «avegud indsOéveat^ct froià^ eouuneicelw qu'accorAft un riclv^'ppoieetêara» poêle ândigealt^des traTau ohaiepâtm sofit lenniMédyle fMl réposeaiiKtessaide la cdieminéei^. suspente à la muraille^ l'ëpieav Ift ligm et la^gâieaièie btmsakium trophée inatilis^. Lé bassei^ao'poil ntde et hérissé, le lévrier agile et le chien d'^arrèt -soiit étendus nonchalamment snr. le parquet àà ^alon. L'împaftieiitcoarsîer est eeiMUmmé à restai attaché tovt^le jour à récarie. La neigé fonae on icaMpart Mtonrrde la msisoa? H ne QiMiSTeste^lns d'antre sentier qne celui qni estindispena^I^ pour aller poiser * Veau à la fontaine. Lea jonmaiBL his et.reisi cessent dénoué distrak»; le poUtifne^agrin se conrroece 6<Hitre le retard idtf' coqrriev^ et»la ménagire éoenome ée plaint q«0 1* neige empêche l'arrivée des chariots. Lorstjae la.eampagn®^^ m'offre plas qne ce triste aspect^ je loi dis adieu volontiers; il ^^ doux de changer l'abri désert des forêts pour les livres et les con* versations de la ville; j'y retrouveavee wl plaisir nouveau le» occupations du jour et les soirées an coin du feu. Ici je n'ai pas lieu de déplorer dans mes vers les ravages an

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