ADIEUX
DE SIR WALTER SCOTT (1)
Abbotsford , septembre 1831.
le lecteur sait que , selon toute apparence , ces contes sont les derniers que Fauteur soumettra aU jugement du public, n est'tnaintenant à la veillB de visiter des pays étrangers, le roi, son maître, a bien Voulu désigner un vaisseau de guerre pour transporter Fauteur de Waverley dans des climats où il puisse retrouver assez de santé pour revenir ensuite achever doucement le fil do'sa vie dans son pays natal. S*il avait continué ses travaux ordinaires, il est plus que probable qu'à Fâge où il est par-
Ci) Ces AdUu» se troatent à la fin da dernier Tolame de la 4* série des Cnifci it mon Hdto i par sir Walter Scott.
I» ADIEUX DE Sm WALTER SCOTT.
Tenu, le Tase, pour employer le langage expressif de l^criture , se serait brisé à la fontaine ^ et celui qui a eu le bonheur d^obtenir une part peu commune du plus précieux des biens de ce monde , est peu en droit de se plaindre que la y\e , en approchant de son terme , ne soit pas exempte des troubles et des orages auxquels nul d^entre nous ne saurait échapper. Ils ne l'ont pas du moins aifecté d'une manière plus pénible qu'il n'est inséparable de l'acquittement de cette partie de la dette de l'humanité. De ceux dont les rapports avec lui dans les rangs de la ^ie auraient pu lui assurer leur sympathie dans ses souffrances , beaucoup n'existent plus à présent; et ceux qui ont survécu a^ec lui sont en droit d'attendre, dans la manière dont il supportera des maux inévitables, un exemple de fermeté et de patience , surtout de la part d'un homme qui est loin d'avoir eu à se plaindre de son sort dans le cours de son pèlerinage.
L'auteur de Wa^erley n'a pas d'expressions pour peindre la reconnaissance qu'il doit au public; mais peutêtre lui sera-t-il permis d'espérer que, tel qu'il est, son esprit n'a pas vieilli plus vite que son corps , et qu'il pourra se présenter de nouveau à la bienyeillance de ses amis, jinon dans son ancien genre de composition , du moins dans quelque branche de la littérature , sans donner lieu à la remarque, que
Trop loDg*t«inpt le vieillard •»% retté rar le Kéne.