AVANT-PROPOS. III
des tragiques de l'antiquité, nous avons continué nos recherches en glanant çà et là les pages intéressantes qu'il a laissées sur les origines de la comédie en France. Puis, après avoir réuni les feuilletons principaux, écrits au hasard des reprises du répertoire, sur les illustres auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, nous avons atteint enfin celles des productions modernes qui se rattachent à Fart classique par l'observation des règles traditionnelles et l'élévation du style.
La période de quarante-trois années , pendant laquelle Jules Janin a eu à passer en revue tant de productions dramatiques de tout ordre, a vu éclore et se développer, parallèlement à l'art classique [comédie et tragédie), les œuvres de l'école romantique, celles qui ont résulté des tentatives de réaction de 1844, et dont l'ensemble, irès-restreint du reste, a fait quelque bruit sous le nom d'École du Bon Sens, et enfin l'introduction du réalisme dans l'art, sous la triple pression d'Alexandre Dumas fils, d'Emile Augier et de Sardou. Ces diverses tendances de l'art nous ont fourni une division toute naturelle : nous avons consacré notre premier volume à la comédie, le second à la tragédie, le troisième au drame moderne et le dernier au théâtre de genre.
En tête de chaque volume, nous avons placé le portrait d'une des quatre grandes actrices contemporaines qui personnifieront, dans l'histoire du théâtre moderne, les quatre genres dont les critiques de Jules Janin nous font connaître la marche et le développement : MUa Mars, M" Rachel, Mmc Dorval et Mme Rose Chéri.