‹ Œuvres diverses de La FontaineChapitre 67 sur 115 · CALLIOPKE, LA MUSE DES V K H S , H É P L K^ U E AUX AUTRES MUSES · texte numérisé non relu

CALLIOPKE, LA MUSE DES V K H S , H É P L K^ U E AUX AUTRES MUSES

)n dirait que ces arts méritent tous le prix.

!lha([ue tée a sans doute ébranlé les espiùts ;

'outes semblent d'abord terminer la querelle.

ja première a fait voir le besoin qu'on a d'elle.

ii j'ai de son discours marqué les plus beaux traits, :>

lUe loge les dieux, et moi je les ai faits.

]e mot est un peu vain, et pourtant véritable :

leux qui se font servir le nectar à leur table,

iQUs le nom de héros ont mérité mes vers;

e les ai déclarés maîtres de l'univers. 10

) vous qui m'écoutez, troupe noble et choisie,

linsi queux quelque jour vous vivrez d'ambrosie.

lais Alcandre lui-même aurait beau l'espérer

>'il n'implorait mon art pour la lui préparer.

]e point tout seul devrait me donner gain de cause : 15

lendreun homme immortel sans doute est quelque chose;

VpcUanire peut, par ses savantes mains,

4. La première, c'est Palatianc, la qu'immortalisera la Muse seront fée )) de l'Architecture. dieux aussi. Dans sa Satire V, adres-

5. Marqué, pour remarqué, si j'ai sée à Bertaut, Régnier compare aux lien saisi. ]K)mmes de son temps les honiiiu's

9. Les héros sont des dcnii-dicux d'autrefois, que la vertu sini|)lc <•!

[ui, niorls, deviennent dieux après pure faisait dieux et « i)aissoil <raiii-

voir bu le nectar divin. brosie ".

12. A/iihriisic, formi^ plus voisine V.i. Sous ce nom d'Alcandre La Foii-

u mot grec <\\i' ambroisie, c'est le taine désigne Fouquet.

ectar qui donne l'immortalité, et 17. Apellanirc^ c'est la Muse <li- la

(u'Hébé versait aux dieux. Ceux ])eiiilure.

L'exposer pour un temps aux regards des humains :

Pour moi, je lui bâtis un temple en leur mémoire;

Mais un temple plus beau, sans marbre et sans ivoire, -'

Que ceux où d'autres arts, avec tous leurs efforts.

De l'univers entier épuisent les trésors.

Par le second discours on voit que la Peintui'e

Se vante de tenir école d'imposture,

Comme si de cet art les prestiges puissants

Pouvaient seuls rappeler les morts et les absents !

Ce sont pour moi des jeux : on ne lit point Homère,

Sans que tantôt Achille à l'âme si colère,

Tantôt Agamemnon au front majestueux,

Le bien-disant Ulysse, Ajax l'impétueux,

Et maint autre héros offre aux yeux son image.

Je les fais tous parler, c'est encor davantage :

La Peinture après tout n'a droit que sur les corps ;

Il n'appartient qu'à moi de montrer les ressorts

Qui font mouvoir une âme, et la rendent visible :

Seule j'expose aux sens ce qui n'est pas sensible,

Et, des mêmes couleurs qu'on peint la vérité,

Je leur expose encor ce qui n'a point été

Les charmes qu'Hortésie épand sous ses ombrages Sont plus beaux dans mesvers qu'en ses propres ouvrages;^ Elle embellit les fleurs de traits moins éclatants :

20. Dans le Discours à Mme de la 30. Comme Achille était célèb

Sablière, La Fontaine parle du « Tem- par sa fougue, Agamemnon par

pie de Mémoire » ; dans l'épître à hauteur, et Ajax par son aveug

Harlay, du « Temple » qu'il a bâti à courage, Ulysse était surtout cara

sa protectrice en ses vers. térisé par une éloquence iusinuan

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