‹ Œuvres diverses de Lord MacaulayChapitre 9 sur 46 · LORD MACAULAY. XIX · texte numérisé non relu

LORD MACAULAY. XIX

de M. Macaulay au Parlément ne furent pas ifioins brillants que dans la presse périodique, — si brillants que la critique ne Le laiséa pas proclamer l'héritier de Fox et de Burke sans insuer qu'il y avait quelque chose d’artificiel dans sa pompe oratoire et un peu de mañotonié dans le son de sa voix; mais le président de la Chambre, assez bon jugé et qui ne flattait pas les jeunes orateurs, déclara, dès le second discours de M, Macaulay, qu'il était le plus éloquent orateur ” qu'ileût jamais entendu sous la voûte’dé la chapelle Saint-Etienne. Jeffrey répète avec bonheut ce jugement sur son jeune colloborateur, dans sa correspondance publiée par lord Cockburn.

On a réimprimé les discours de lord Macaulay, et, chose rare dans des discours de tribune, il leur reste un mérite littéraire qui prouvé que la correction du ‘style peut coexister avec la chaleur et la grâce facile de l'improvisation. Les whigs, parvenus au pouvoir, grâce au bill dé réforme dont lord Macaulay avait été un des défenseurs, reconnurent ses services par une place dansle bureau du contrôle, et; voyant én lui un futur ministre, résolürent dé lui conférer une de ces fonctions lucratives qui, au bout de quelques années, laissent au fonctionnaire le plus délicat la fortune indépendante sans laquelle on figure mal dans un cabinet anglais. Réélu au Parlement en 1832 [par les électeurs libres de Leeds, il donna sa démission en 1834 pour aller dans l'Inde en qualité de membre : du Conseil suprême de Calcutta, avec la mission

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