‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 101 sur 205 · ACTE I, SCÈNE Vï. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Vï. i

HORTENSE et FANCHETTE, Cela n'est pas éncor trop beau.

LUCmDE.

Que vois-je? que vois-je, ma chère !

O destinée ! ô sort prospère !

Le roi de cœur seul avec vous !

Un seigneur sera votre ëpoux. FANCHETTE ^ se jetant aux genoux d'Hortense.

Ah I madame, je vous implore ; Cest à vous de me protéger.

HORTENSE , souriant.

C'est trop tôt peut-être y s<mger :

Je ne suis pas princesse encore.

LUCINDE , considérant les cartes.

Le roi de cœur seul avec vous !

Un seigneur sera votre époux.

ENSEMBLE

LUCINDE et FAWCHETTH.

Quelle joie au fond de mon ame Fait naître un présage si doux !

HORTENSE

Vous dont les bontés dans mon ame Gravent un souvenir si doux, Je ne veux être grande dame Que pour m'acquitter envers vous.

LUCINDE

Ah ! si le sorcier dont tu parlais était un vrai sorcier, et s'il pouvait confirmer ce que les cartes nous annoncent !

i5o LE MAGICIEN SANS MAGIE,

FANCHETTE

Oui 9 un sorcier serait peuè^être encore plus sûr... Ph! mais. ..je crois... oui, le voilàlles habitants du ha* ^leau le ramènent.

LUCINDK.

Écoutons bien tout ce qui va se passer.

Page 1