SCÈNE VIII
HORTENSE, LUCINDE, FANCHEÏTE,
ORDICALDO.
FANCHETTE
J'avais dans Tidée qu'il reprendrait crédit,
HORTENSE
Ma mère , voilà vraiment un homme étonnant.
i54 LE VAGICIEN SANS MAGIE,
LUGINOE.
Dites prodigieux , ma fîUe. Cest le ciel qui nous Fen* voie; il faut le consulter.
ORDICALDO,àpart.
Je les tiens. ( haut.) A présent que toutes mes évocations sont finies, je ne dois plus m'arrêter ici , et je....
LUCIIVDE.
Monsieur le sorcier ^ monsieur le sorcier !
ORPIG4LDO.
Madame?
LUCIWDE.
Monsieur, les esi^pressions mç manquent pour v6us dire toute l'estime que vous m'inspirez.
ORDIGALOO.
Ah ! c'est trop d'indulgence !
LUGINDE.
Non , c'est du fond du cœur ; moi , voyez-vous , je ne crois rien à la légère. Je me moque des rêveries populaires; les loups-garous sont des sottises; les revenants sont des chimères; mais les sorciers, oh! cest bien différent !
ORDIGA.LDO.
Madame !
LUGIWDE.
Et surtout quand ils vous ressemblent; aussi voilà ma fille que j'autorise à vous consulter.
ORDIGALDO.
Madame, mon art m'apprend que ce n'est point
i56 LE MAGICIEN SANS MAGIE,
FAWCHETTE.