‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 108 sur 205 · TOUTES LES TROIS · texte numérisé non relu

TOUTES LES TROIS

En vérité ?

ORDIGALDO.

Elle m'inspire le plus vif intérêt, et ce n'est pas une chose à dédaigner en ce monde que l'amitié d'un homme qui a du crédit en enfer.

HORTENSE

Mais votre laboratoire est sûrement quelque antre effroyable ?

ORDIGALDO.

Point du tout: il est dans ce beau château abandonné que vous voyez d'ici.

FANCHETTE

Mais, monsieur, on dit qu'il est plein de revenants.

i58 L£ MAGICIEN SANS MAGIE,

ORDIGALDO.

Avec moi aurez- vous peur?

LUCINDE

Non, certainement y monsieur. Ma mère m'a dit que ce château était magnifique. Or, apprenez, mesdemoiselles , qu'il n'y a pas de palais qui soit trop beau pour un magicien tel que monsieur. Oui, seigneur, je me confie à vous , et je me rendrai dans votre laboratoire, quoiqu'il y ait prèà d'un mille de distance.

ORDIGA.LDO.

Je pourrais bien avec ma baguette transporter ce château dans ce lieu même oîi je vous parle; mais je vous avoue qu'il me sera plus commode que vous vouliez vous transporter dans le château.

iuciNDE.

Eh bien ! nous pouvons nous y rendre tout de suite.

FANGH£TT£ et HORTEI7SE.

Oui y tout de suite.

ORDICALDd.

Non pas , s'il vous platt ; une affaire importante m'appelle ailleurs en ce moment, (à part. ) Diable! il n'y aurait rien de prêt.

FINAL

ORDIGALDO.

Dans une heure je vous attends.

Préparez-vous, mesdemoiselles.

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