GERMAIN, D'AN VILLE, FLORE
b'aBVILLE, entrant par le fond.
Te voilà de retour, Germain?.. Mademoiselle, voulez-vous bien m'annoncer chez la comtese?
ig4 L'AiVlANT ET LE MARI>
FLOHE, en hésitant.
Je n'ose pas dire à monsieur que, pour le moment,
madame... m'a défendu...
d'aitvillb.
Comment !
Monsieur le comte peut entrer... mais je serai grondée.
d' ANVILLE .
Grondée! ( se contenant. ) Yous oubliez donc que dans une heure je serai le maître ici?
FLORE
Je sais que dans une heure... vous serez le mari de madame; mais enfin, monsieur, c'est ma consigne; un colonel ne doit pas trouver mauvais que je la suive.
d'awville.
J'obéis. ( à part. ) Patientons jusqu'au bout. ( faant. ) Cependant la comtesse n'a-t-elle pas déjà reçu la visite de son grand bellâtre de cousin^ monsieur de Fombelle^ accompagné de ce charmant monsieur Darcis, qui pa* raît convaincu que Thomme est sur la terre pour faire des pirouettes et des entrechats?
FLORE
Ils ne sont point encore arrivés. Mais vous sentez bien qu'un jour comme celui-ci, madame avait besoin de s'entendre avec monsieur de Fombelle, le grand ordonnateur des fêtes , et qu'elle pouvait encore moins se passer de ce joli petit monsieur Darcis, le favori de sa tante ^ avec qui elle doit danser ce soir un pas qui ne peut manquer de vous faire a tous deux infiniment d'honneur.