SCENE VIII
Si je m'avise d'être un diable,
Il sera doux comme un mouton.
Il n'est grand poltron sur la terre
Qui n'en trouve un plus grand eiicor :
Pour forcer un homme à se taire,
Il suffît de crier plus fort.
£n amour, ainsi qu'en affaire, Dans un boudoir, dans un salon , Soyez doux , on tous fait la guerre ; Parlez haut, vous aurez raison.
Oui, oui, dans le siècle où nous sommes, Celui qui cède a toujours tort; Et pour en imposer aux hommes, U suffit de crier plus fort.
Voilà une table... écrivons. ( il se met à uoe table. ) Comment s'écrit un cartel ? Ce stylé-lh ne m'est pas si familier que celui des lettres de change. ( Il écrit. } « Cejourd'hui^ tf à midi précis, il vous plaira me faire l'honneur... » Non, non y point d'honneur , ça n'est plus d'usage, c J'aurai le plaisir et l'avantage de vous attendre... » Voyons... oit? parbleu! au café Hardy. « De vous at- « tendre au café Hardy , pour vous dire... » ( Il cherchesa
phrase en se gratunt le front) Âh ! m'y voilà... a Pour VOUS
<r dire que je prétends vous disputer Sophie Melcour à a la pointe de l'épée. » Dru.
A merveille!... ah! je suis bien sûr que ce billet-là restera sans réponse.