‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 53 sur 205 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ADÈL£.

Monsieur Jackson, vous avez au dernier étage un fort joli appartement.

IJLCKSO^.

Un joli appartement! un grenier^ où, jusqu'ici, je n'ai pu loger que des peintres , des musiciens, des écoliers ou des savants.

ABilLE.

Eli bien! je suis tentée, moi, de m'y loger. ^

JACKSON

Allons , vous vous moquez ! ( à part. ) C'est une ruse pour faire moins de dépense.

ADÈLE

D'ailleurs, j'y serai plus solitaire... £t puis , monsieur Jackson , on vit trop somptueusement chez vous, et je ne veux pas m'y habituer.

JACKSON , feignant beaucoup de colère.

Nous y voilà! Ce n'est pas assez de vouloir vous loger dans un grenier, vous voulez encore que je vous y laisse mourir de faim! Ah l c'est trop fort , mademoiselle! n'attendez pas de moi cette complaisance.

ADÈLE

Mais vous interprétez mal...

JACKSOIÇ.

Non, c'est affreux! pour vous punir, yous garderez

ce logement-ci. J'y veux ajouter deux autres chambres ^

un superbe mobilier, et j'entends que votre table soit

la mieux servie de toute la maison. Ah! vous ne cop-

' naissez pas ma sensibilité! mon désintéressement!...

8i> LE BILLF/r DE LOTERIE,

adieu ! ( à part. ) M. de Plinville paiera tout cela. (,haui en revenant.} Oui^ madame, j'ai le cœur si bien placé, si tendre... que je voudrais... le malheur, la vertu! noms sacrés et touchants!... votre très humble serviteur.

( 1} se sauve. ) AbAle j le rapfielanU

Monsieur Jackson, monsieur Jackson!

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