SCÈNE XXVI
BETTY
Mais ce n'est pas la même.
ADÈLE
Que vois*je ? non vraiment.
PLI N VILLE, impatienté.
On aura trompé Betty.
ADÈLE
Non y c'est moi qu'on a trompée... bien noblement... oui... Vous vous troublez ! Je devine!
PLINVILLE.
£h l)ien! oui, mes dettes, ma tante, la liste, le qua* terne, la musique même, tout est démon invention. Fâchez-vous, si vous voulez; mais je ne puis me repentir de mon artifice, puisque je lui dois l'aveu de votre amour.
ADÈLE
On ne peut être plus perfide... ni plus digne d'être aimé. Allons, il n'y a pas de moyen de m'en dédire; je vous aime, et je vous épouse.
PLINVILLE.
Omon Adèle!
C'est charmant!
JACKSON
Je me reconnais là. Goddem ! la noce se fera chez moi.
ADELE.
Voyez la joie de ce bon Jackson! Ah! si vous sa-
ia4 L£ BILLET DE LOTERIE.
viez!... c'est bien l'hôte le plus extraordinaire , le plusr
généreux!
JACKSON y TÎTement.
Je VOUS en supplie, madame, ne parlez donc pas de cela ; vous m'embarrassez.
ADÈLE
Quelle délicatesse!... mais c'est que je lui dois beaucoup d'argent.
PLIWVILLE.
Eh bien! voyez-vous! il est homme à ne jamais vous ^ le demander. Madame, (montrant Betty.) voilà une espiègle que je vous recommande.
ADÈLE
Ah! elle ne me quittera jamais.
BETTY, sautant de joie.
J'ai donc aussi gagné mon quaterne \
CHOEUR
Moment d^vresse !
Jour de bonheur !
Quelle allégresse Remplit mon cœur !
Fipr DU BILLET DE LOTERIE.