‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 93 sur 205 · ACTE I, SCÈNE IV, iZg · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV, iZg

fuse y j'ai trouve qu'il méritait phis de succès, et qu'il ne manquait pas d'esprit. J'ai peuséque, si je pouvais rétablir sa réputation dans ce village, et par consé» quent lui Attirer la confiance de madame Lucinde et de sa pupille, j'aurais une occasion assez originale, mais excellente, de connaître le caractère d'Hortense, et même de m'assnrér si je suis réellement aimié.

TBÉQBAIJy.

Et par quel moyen ?

LE MARQUIS

Tu aperçois d'ici ce vieux château , que mon grand oncle chérissait tant, U a été abandonné, et, depuis vingt ans, ou n'ose en approcher. Le bruit Vesfc répandu qu'il y avait des revenitnts, des sorciers, des voleors. Les jardins en sont magnifiques ; il y reste encore d'assez beaux appartements, et surtout une salle de spectacle très bien conservée, où l'on jouait l'opéra-bufik et même le grand opéra.

THiOBALB.

£h bien ! monseigneur?

LE MARQUIS

Ne vois-tu pas quelle confîance peut acquérir sur des femmes , qui ne savent pas seulement ce que c'est qu'une salle de spectacle, un sorcier spirituel à qui je vais prêter un théâtre, des décorations, des costumes et tous les moyens de les faire valoir? Ne leur paraîtra-t-il pas un homme supérieur, un être presque divin ? Ne puis-je, après avoir ainsi frappé leur imagination par divers prodiges, me créer des rivaux, tenter, en

i4o LE MAGICIEN SANS UÂGIE,

les évcM{uanty rambiitioa ou la vanité d'Hortense ^ et lui faire enfia subir de$ épreuves telles que , si elle y résiste , jç serai en un jour plus sûr de sa tendresse que je ne le serais, en un mois, de toute autre maoière.

THEOBALD.

Soit ; mais il faut commencer par relever le crédit de ce pauvre sorcier.

LE MARQUIS

Sois tranquille. Je veux que dans une heure tout le village soit à ses pieds. Yoilà, (montrant une bonne) pour rétablir sa réputation, une recette infaillible et qui a rétabli cdle de biep d'autres. Il revient : observons-le d'abord. ^

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