CLXXXII MARIETTE
rassura sur l'avenir. Brugsch, de son côté, lui avait écrit pour protester contre Tabus qui avait été fait de son nom et pour Ixxi déclarer qu'il n'avait jamais participé à cette intrigue : il exprimait en terminant le vœu que leurs relations futures ne fussent point altérées par la rivalité des deux nations auxquelles ils appartenaient. Mariette n'avait jamais douté do la fidélité de Brugsch à leurs souvenirs de vingt ans; cette démarche, survenant dans un moment où la moindre marque d'aflfection prenait à ses yeux une valeur inusitée, le toucha plus que je ne saurais dire. « Votre » lettre de ce matin m'a soulagé, lui répondit-il aussitôt. )) Vous n'êtes pas pour moi un Allemand, vous êtes Brugsch ; » aussi voxis n'aviez pas besoin de tant vous expliquer sur » les derniers événements. Ils ont pu affecter mon cœur de )) Français ; îls n'ont pu modifier mon cœur d'homme, princi- )) paiement yîs-à-vis de vous. Je vous aime en véritable ami » et vous aï toujours aimé beaucoup par une sympathie » naturelle que rien n'a détruit ni ne détruira. Vous me » connaisses: assez pour voir que je n'ai pas besoin de vous )) en dire plus, et qu'aujourd'hui comme toujours vous restez » en Franco aussi bien qu'en Allemagne et en Egypte la » personne qx^ie j'affectionne le plus'. »
Le Musée ^taît en bon état, grâce à Vassalli, mais la place abandonnée i>»r Gabet demeurait vacante. 11 y installa provisoirement r>anmos, qui venait de faire la campagne de France, U remît la machine en train, puis il voulut juger par lui-même d& 1'^*»* où les monuments de la Haute-Egypte étaient après ^ \^^Ç^ absence; le 26 avril, il partit en inspection aveo ^'f .^ Snigsch, Ambroise Baudry et le sculpteur Jacquem^^^*- ^is poussèrent rapidement jusqu'à Thèbes,
et ils rentrôr^^* lont7^ ""^"^^ ^^ ^^ "'^'*- Mariette comptait bien y sèjourn^^ ^gtemps, mais les mauvaises nouvelles