‹ Œuvres diversesChapitre 72 sur 154 · MARIETTE (1821-1881) CLXXXVIII · texte numérisé non relu

MARIETTE (1821-1881) CLXXXVIII

1 ^iii,n<l<^ tuille, do forte carraivi, vieilli plutôt » homme c ^^^^^^^ pris rudement en plein bloc comme les » que vieux, ^^^ —^^j-dait. La figure, haute en couleur, avait' )) colosses q g^^geuse et bourrue ; bon enfant au demeu-

» une expr j-^xiait volontiers pour un pacha turc. Tandis

)) rant, on ^ ^^ traversait le jardin, ce propriétaire sour- )) que le ^î^^^ ^^^j. rogue et fâché; il suivait l'intrus d'un » cillait X le regard d'un amant qui voit un inconnu

)) regara la ^ ^^j^n-aimée, du prêtre qui voit un profane » entrer ^ j^ temple. » L'admiration du jeune homme

)) pénétrer . ^^^^^ il lui présenta ses monuments, il lui Vappnvoisa ^^ j^j conta ses fouilles premières, il lui

confia ses pr j ^jj^e avec ses contrastes subits d'emporteouvnt ^^^^ tendresses presque féminines. « Que de fois, ments ^^ ^ ^^ j^lusée, assis sur la berge du Nil, il nous » après la leço^ passion de cette admirable Egypte, de son » a P^^ ^^^ i^ijx nocturnes, de ce long printemps qui » fleuve, de s ^^^^^ ^^^ l'amour! Sa parole s'exhalait,

» refait sans ""^^^ q^h^ et l'on ne s'étonnait pas d'apercé- » sa poitrine ^g^^s ces yeux rougis par les veilles et par ! TlZvli\ ^Tout rappelait, cette larme d'enfant, une sym« » le travail. ^ , ^^n, un départ d'ami, un mot de la ), phonie de ^eetn ^.^ ^^ vieillesse du savant. » ' uTe Vo^ûé était là au moment où un événement se pro- • f 'llît leter Mariette dans une voie nouvelle, Emduisit, qui taïuu j ^^ ^^^ protecteurs d'autrefois, mourut

manuel de ^!'^^^^^ j^ 30 décembre 1872, et sa mort laissa Sï, outre un fauteuil à l'Académie des Inscriptions, un va^ui , ^^^.^^r au Louvre et la chaire de langue et

poste de conservateur a ..*^

d'archéoloffie égyptiennes au Collège de France. Aussitôt darcneoiogie egyp ^^ g^^j^ Longpérier, Guigniaut,

les amis de Manette, ^ ^ &^' » e »

Egger, Desjardins, Renan, Mohl, Léon Renier, jugèrent au'il V avait là uoe occasion de le rattacher enfin à la France et de lui méDage»- une retraite pour ses vieu^ jours. Ils lui proposèrent de le nommer à la fois au Collège de

^„ iAARizTTE (1821-1881)

» loffie, jusqu'à présent représentée en Egypte par un » Français» soit désormais représentée par un Allemand ? » Nous avons en ce moment fort à faire pour lutter en » ^yP*® contre l'influence allemande qui s'impose par tous » \S moyens. Veut-on que ce soit précisément moi qui « donne aux Allemands l'occasion de s'emparer d'une des » places qu'ils envient le plus en Egypte? U conclusion » de tout ceci, mon cher ami, c'est que mon devoir est de » rester en Egypte. Vous me parlez du drapeau de la science » française à aller tenir à Paris. Mais Chabas, Maspero, le » tiendront à Paris aussi bien que moi, tandis que, de mon » côté, je ferai tout ce que je pourrai pour le tenir en » Egypte. Ne m'appelez donc pas à Paris. Au contraire, si, » dégoûté des obstacles qu'on me suscite ici et de la vie » monotone que je mène, je venais à manifester le désir » d'abandonner le poste où je suis placé, forcez-moi d'y » rester. Ici, je suis sur mon terrain-; ici, je suis certain » d'être bon à quelque chose; ici, je rendrai bien d'autres » services à la science que ceux que je pourrais lui rendre » au Collège de France, où, quoi que je fasse, je n'effacerais » jamais le souvenir de M^de Rougé'. »

On sait ce qui arriva : Chabas refusa de quitter Chalon comme Mariette avait refusé de quitter l'Egypte», et Maspero fut nommé. Ce n'était pas sans raison que Mariette l'avait recommandé au choix des professeurs et de l'Académie. Après lui avoir fourni l'occasion de débuter honorablement dans la carrière, il s'était pris d'amitié pour lui, et il lui avait confié une partie des travaux dont il chargeait Devéria auparavant. Dès 1869, il l'avait prié de surveiller la

1. Lettre à Ernest IJesjardins, en date de Boulak, le 23 février 1878. citée par H. Wallon, J^otice sur f« Mec< sur les traeaux, p. 105-106. On trouvera les mômes iàéea exprimées dans une autre lettre qu'il écrivait de Boulak k Chab»s, le môme jour qu'il répondait à Desjardins, et qui est citée dans Virey, François-Joseph Chabas, p. cxxix.

Z. Virey, François-Joseph Chabas, p. cxxviii-cxxx.

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