‹ Œuvres diversesChapitre 138 sur 218 · TROISIÈME ARTICLE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ARTICLE

Règne d'Apapus III Mœris. — Antiquité du lac Mœris. — Étude sur la reine Nitocris et la troisième pyramide. — La liste d'Ératosthène comparée à la Chambre des rois de Karnak. — Étude de la première ligne de la table d'Abydos, et de la IP dynastie. — La méthode de M&néthon justifiée par le Papyrus royal de Turin*

Nous avons dit qu'Ératosthène, après là IV® dynastie, passait immédiatement au règne d'Apapus le centenaire, qui se trouve, par ce renseignement, identifié avec le Phiops de Manéthon, quatrième roi de la VI® dynastie^ en négligeant ainsi la dynastie d'Éléphantine tout entière et les trois premiers monarques de la dynastie suivante. Voici comment M. de Bunsen poursuit la confrontation des deux auteurs :

1- Les articles suivants sont extraits des tomes XIV, XV et XVI des Annales de Philosophie chrétienne. Il y en a eu un tirage à part in -8* de 85 pages avec Errata pour les deux premiers articles ; ce tirage n'a jamais été mis dans le commerce.

BiBL. AgYFT., t. XXI. 6

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rinthe, nommé par les historiens Lamparès, Lamarès, Mares et Mothéris^ ont en effet été souvent et facilement confondus ; mais nous oserons appuyer l'opinion de M. de Bunsen par un fait qui nous paraît bien significatif.

Il existe, au cœur du Fayoum (à Bégig), un obélisque portant le nom de Sésourtasen /«', dont Mares n'est que le quatrième successeur. Nous connaissons assez maintenant les règles de l'architecture des Pharaons pour affirmer en toute certitude qu'un obélisque ne peut être une pierre isolée dans un désert : stèles gigantesques accouplées devant un monument dont elles portent en général la dédicace, ces Aiguilles, taillées à la proportion des Pyramides, supposent un temple ou un palais, et, par conséquent, une population. Or, il est bien reconnu que le Fayoum, ancien désert suivant la tradition, n'a dû son sol cultivable et toute son existence qu'à l'introduction violente d'un bras du Nil, par une brèche faite à la chaîne Libyque, première base de tout le travail attribué à Mœris. L'auteur du Labyrinthe a sans doute enrichi ou régularisé l'irrigation de la belle province où il voulut placer son palais et son tombeau ; mais la présence de l'obélisque (à Bégig) prouve que la vie factice du Fayoum avait commencé bien avant lui. Il est certain, d'un autre côté, que le roi Apapus aurait pu plus facilement qu'un autre, pendant son règne d'un siècle, mener à fin cette vaste entreprise.

La reine Nitocrîs, la belle aux joues roses des traditions égyptiennes, était, d'après Manéthon, l'auteur de la troisième pyramide, où nous avons trouvé le cercueil de Menkérès ; cette contradiction apparente fournit à M. de Bunsen le sujet d'une excellente observation. La troisième pyramide était célèbre par son revêtement en granit rose de Syène, qui lui faisait balancer, au jugement si éclairé d'Abdallatif, Tadminition causée par la grande pyramide. Lorsqu'on songe aux difficultés qu'offre le travail du granit, que les Pharaons eux-mêmes employaient avec discernement et ne

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trouvèrent. Elle ^^ îneni! '^ <«»nent!- * '*'^»» ouï - '' « et lui donna cett^ '^lîo^ ^'^^ ^e^'^ ^^Z"^"^ tard, dans i'i..l^-- ^n^e^ -°*<^ '«-^r ^-' ^"".r^ ab«orbé [essors ff^f A»i>e^J"« ^a 00!^^^' iW^f^ avait retirées d^ ** ^IT.- J^ ^ ««iant^^^Qe Kk ^^"' au vice des pro^^rtî^^; ''"P^^^ibl^^^ ^'était T'^^Pf* plus heureu/^?^ l'^^j''^? *'Qsi rétablf "^ *»« «on, '''^*«'deux auteurs^^/l'étude min,^ éuZ^^^^ ^«^ tlti""'*^* Malheureua^^pt, en renti^^^ sur î^ '^''^^- ^ ^^

qui termine la .^ï^aatie P'^^édente. lt'^'Obnos(ol'!^J'

Mais rien n'est P^"^ ^^K ^^"^ <i« t^Z ^^*^^«oupfiï doux noms dans^une faaHHe; et, quoique l*^*«^««r £* n'aient pas encore fourni id série suivie des ro;?w'"°''"™ente que, nous connaissons au moins deux rois du n ^etfeépo-

" nom de />a„,-

Apap\ C'est alors aux mêmes copistes qu'il faut attribuer le total de la dynastie; mais nous avons déjà remarqué que, de semblables totaux se trouvant dans les annales royales, telles que le Papyrus de Turin, ceux de Manéthon ne peuvent avoir été inventés.

M. de Bunsen reconnaît, dans le nom Menthésouphis, le

nom égyptien Mantouotp ^/vwvx ^ ^a a qui a été porté par

plusieurs souverains appartenant à la descendance du roi Apapus, Celui qui parait le plus ancien et dont le nom d'étendard était ^-^ le seigneur des deux mondes, serait le successeur d'Apapus. Le nom est trop défiguré dans Eratosthène pour être reconnu; mais son règne d'une seule année et sa place entre Phiops et Nitocris ne permettent pas de douter qu'il ne s'agisse du même personnage. Ce Menthesouphis fut certainement un Mantouotp, mais il n'est guère probable que le hasard nous ait conservé quelque monument d'un règne aussi court; le roi (Nebteti) ^^^ ne peut lui être identifié, car Burton a copié sur la route de Cosséir une date de la deuxième année de son règne. Le nom de la reine Nitocris n'a été mentionné ni à Karnak, ni à Abydos, et nous verrons que la même règle a été suivie dans la série de la XVIIP dynastie. Mais nous croyons qu'on doit reconnaître son cartouche dans le Papyrus royal de Turin.

A la colonne 5; ligne 7, on lit : ("^I^^J le roi (ou la reine) Nétacri avec la marque du féminin o. Ce nom, qu'Ératosthène a traduit très exactement la Minerve victorieuse^ était déjà connu, sous une forme peu différente, par la reine, épouse de Psamméticus. Net est la prononciation du nom de la déesse Néith assimilée à Minerve*. La dynastie ne

1. 1* Papi Maïré, Salle des Ancêtres à Karnak^ n* 10 ; 2* Papi Senb, Tabte d' Abydos, n* 13; 3* Ra Papi, trouvé à Maschakit, par Champollion. Papi,^^ d*Isis, dame de Pount^ doit être une variante du premier, <^T il a la môme enseigne; voyez la Retiue archéologique, t. II, p. 732.

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