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V 11 ReslauT« comme le n* 9.
^' 'î. Poini de i:arioii<-hes: les deux signes a ei t— restaurés.
y 13 L'inscription du cAlé gauche reslaiirée.
^' U. La [Mirlie Fruste ici a élé restaurée par un ro.
>■ M. Lt M((ne d'en t>as, au lieu de ressembler à une pique, est i)ueli|uc chose de n
'If; GAUCHE DE LA SaLLE DES ANCÊTRES 1>Ë ThOUTMÈS III, BUOTUÈQLE KOÏALE
DE M. Le chevalier de bunsen 97
annodes égyptiennes. Les totaux, suivant lui, ne sont plus du tout des nombres chronologiques : espèces de notes destinées uniquement à fixer la mémoire des nombres, on n'y a tenu aucun compte des règnes simultanés qui ont eu lieu spécialement dans cette dynastie. Cette assertion hardie, qui refuse toute notion chronologique aux annales égyptiennes, notre auteur prétend la prouver à l'aide des monuments, opposant ainsi TÉgyptedes stèles à l'Egypte du papyrus. Ératosthène seul aurait su discerner ce qu'il y avait de mensonger dans cette manière de compter.
Mais, il faut le dire, si les monuments nous apportaient la preuve que les annales rédigées au temps des Ramsès étaient viciées par un manque de discernement aussi complet, comme Manéthon n'a pu avoir habituellement d'autre guide, il faudrait renoncer à tout espoir de pouvoir jamais apprécier la durée des 17 premières dynasties ; car notre étude sur le canon d' Ératosthène est maintenant assez avancée pour que nous ne conservions plus l'espérance d'y trouver ce fil précieux que M. de Bunsen pensait nous avoir mis dans la main.
Nous allons donc examiner avec un grand soin les monuments et les annales de cette XIP dynastie.
Quelle est la place que doit occuper dans l'histoire la famille royale des Aménemhès? — Ensemble de cette famille sur le Papyrus et les monuments. — Grandeur de TÉgypte à cette époque, et perfection des arts. — C'est bien ce que le texte actuel de Manéthon nomme la Xir dynastie, car on y retrouve le roi qui construisit le labyrinthe, et son prédécesseur est Tun des Sésostris. — L'origine de ce nom est bien é^ptienne.
J'ai nommé jusqu'ici hardiment l'époque que nous allons étudier la XII® dynastie, à la suite de MM. Lepsius et de Bunsen, pour ne pas introduire dans la discussion des temps antérieurs un doute qui n'existe plus à mes yeux. Cette notion
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KXAMEN DE l'oUVRAGK
98 ^ loin encore d'être acquise à la science. Nous
est po^^**^*^^!^ à nos lecteurs l'état de la question et tâcher a\\ouô e:x^P^^^^sortir l'importance ; mais, pour être logique, âJen î^^^^ *i^ ^^ instant de Tordre que nous imposait le V\ laxit ^^^^ . de Bunsen, et, pour nous placer sur un terrain travail de ^^^\x à l'étude de la table d'Abydos en la com- 8o\i4€5, rev^ ^^ dernier cartouche, celui de Ramsès le grand, meuçaïi* * CbampoUion y lut avec une grande sagacité les son *^*^^^^v»"^ *^ princes qui précédaient Hamsès jusprènoixiS r y^^^ ^^ ^^ X VHP dynastie, Ahmos. Il affirma que qu'au *^^ ^tait parfaitement régulier et l'étude complète Vordre €>rx ^^^ ^^ ^^ généalogies de ces rois l'a depuis des tnoui^ï^ ^^ l'évidence. Ce monument est donc bien plus prouvé î^^^^^yer que la Chambre de Karnak. Mais la table facile i ®^^^*^ile une suite chronologique, c'est-à-dire non d' Abydos es ^^ j,^ ^^^^^ ^^ quelques savants le prétendent interrompue ^Quvait nier cependant que les deux reines encore- ^^ ^ ^v^^*®*^® auxquelles Manéthon accordait une de la XVUi i-j^j-onologie, n'eussent été exclues de la table place dans sa ^.^^ Vétude des pylônes de Karnak exploités d'Abydos. -^^^^eurs a fourni la preuve qu'il fallait classer par les démoi ^^^ seulement quelques usurpateurs temà cette époqu ^ peut-être n'ont occupé qu'une partie du poraires et <i ^r© ^^ souverains qui ont fait des expéditions pays', mais en^^j^^j.g^ élevé des édifices, creusé tranquillemilitaires au ^\^^0Xki ®* d^^* ^®^ monuments, s'étendant de ment leur toiï^ viis^ prouvent une domination bien complète. Thèbes à MeiïTiP ^^ixvç\^f nn Aménophis inconnu à la table Tels sont, V^^ ^ ^ jjjtroduisit le culte d' Atenra après Thoutd'Abydos, q^^ • ^cbéréï dont ChampoUion avait décrit le mes III, et le ^^^^otxx de SkhaX, tombeau dont Nestor Lhôte tombeau sous 1^
ffies Ra smen ma, trouvé par M. Prisse dains ces
1 Tels que ^^^^ ^h^^ frëre d' Aménophis Memnon, et Ra onhh teravL^
pylônes Anveni^^"^ ef^ atenra. J'ai traité en détail la question de ces
successeur de Bet^ ^ch^U>gw^i^^ rois dans la Beci^
a rapporté les empreintes et que nous espérons voir bientôt publié.
La table d'Abydos n'a donc point le caractère d'une série
exactement chronologique. Toutefois ces petites lacunes
s'expliquent aisément. L'orgueil de Ramsës n'a pas admis
les reines à partager ses hommages, en considérant leur
règne personnel comme un véritable abus de pouvoir. On
observe, en effet, que les cartouches royaux que s'était
attribués la régente (sœur de Thoutmès II, suivant M. Lep-
sius) ont été martelés sur les monuments. Le même affront
subi par les deux rois que nous avons nommés prouve que
leur parti finit par succomber et fait comprendre leur
exclusion. La liste d'Abydos, malgré ces traces d'un choix
fait par son auteur, restait néanmoins assez complète pour
qu'il fût bien naturel de voir la XVII* dynastie dans les
prénoms royaux qui précédaient Ahmos. Ce fut l'idée de
ChampoUion et de tous les savants qui s'occupèrent alors
de la chronologie égyptienne.
Ce n'est qu'en 1840 que M. Lepsius affirma qu'il se trouvait sur le monument d'Abydos une lacune de cinq dynasties, et qu'en offrant ses hommages à la famille d'Aménemhës, Ramsès avait laissé de côté au moins toute l'époque des Pasteurs. Certes, les petites lacunes de la XVIII® dynastie n'autorisaient pas cette assertion hardie; publiée sans être accompagnée des raisons qui l'avaient produite, elle n'a pas excité l'attention qu'elle méritait parmi les savants. M. Barucchi est le seul chronologue qui paraisse l'admettre, en se fondant uniquement sur la ressemblance des noms, guide souvent si trompeur. Les savants françaislont continué à ranger ces rois dans les XVII® et XVI® dynasties, et telle est encore, dit-on, la base des calculs de M. Lesueur dans son Mémoire sur les Dynasties égyptiennes y couronné dernièrement par l'Institut. L'ouvrage de M. de Bunsen, en établissant l'opinion de M. Lepsius comme un fait et sans en discuter à fond les preuves, n'a pas suffi, comme on le voit.
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pour éclaircir ce point essentiel. Il nous faut donc nécessairement l'abandonner un instant pour étudier la question en elle-même avec tout le soin qu'elle mérite.
Laissons de côté pour le moment la place chronologique de la famille d'Aménemhès, et faisons avec elle une plus intime connaissance. Eln examinant notre tableau, on se convaincra d'abord que cette famille est un tout bien complet, une dynastie connue tout entière, depuis son chef jusqu'à son dernier roi, où rien enfin ne laisse de place au doute (voir le tableau de la XII* dynastie, page suivante).
Le premier rang pouvait paraître indécis entre Sésourtésen P' et Aménemhès I*' dans les tombeaux de Béni-hassan et sur la Chambre des rois. La raison de cette indécision nous est révélée par une stèle du Louvre, que nous discuterons plus loin, et d'où l'on apprend que ces deux princes ont dû, au moins pendant quelque temps, régner simultanément. Le Papyrus royal, en montrant qu' Aménemhès était le chef d'une dynastie, a tranché la question en sa faveur; une suite de monuments incontestables établit la succession des rois suivants. Les tombeaux des généraux ensevelis à Bénihassan conduisent jusqu'à Sésourtésen II et montrent que les cartouches à la Chambre des rois suivent ici un ordre inverse de celui qu'on aurait naturellement supposé (voir sur la planche !'• les n°" de 26 à 31^). La portion conservée de la table d' Abydos recommence avec le second Aménemhès, et des stèles particulières nous confirment qu'elle n'a rien omis ici, sauf le nom du dernier roi. Heureusement celui-ci figure à Karnak auprès du septième roi (cartouches n°* 30 et 31), et par bonheur un fragment parfaitement lisible du Papyrus royal nous a conservé ces deux derniers noms, la durée de leurs règnes et le total de la dynastie.
L'identification de ces deux derniers rois est due à la sa-
1. Dans le n* 78, t. XIII, p. 439 des Annales[; cf. p. 8-9 du présent volume].
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