SUR UNE STÈLE ÉGYPTIENNE
tîons des savants prussiens et le progrès de nos études ont transformé la conjecture de M. Lepsius en un fait irrécusable.
Trois remarques historiques avaient été consignées dans les extraits de Manétlion pour la XII® dynastie, et deux de ces remarques pouvaient se contrôler mutuellement : le (juatrième roi était, suivant Manéthon, le véritable Sésostris, le personnage le plus vénéré après Osiris, et son successeur avait construit le labyrinthe. Or, M. Lepsius a trouvé, sur les substructions de ce célèbre palais, les cartouches d'Amenem-ha III. Le prédécesseur de celui-ci, qui devait répondre au Sésostris de la XII® dynastie, est Sésourtascn III, (lue nous trouvons honoré d'un culte tout spécial. J'ai fait remarquer dans un précédent article* à quel point ce fait unique d'un temple érigé par Thoutmès III, en l'honneur d'un roi mort depuis huit ou dix siècles, correspondait exactement aux indications de l'histoire.
Le troisième renseignement n'était pas moins précis : la XII** dynastie se terminait par une reine, sœur du dernier roi (sxejifoîppK: kltX^i). Ici, le cartouche hiéroglyphique semblait se concilier assez mal avec cette circonstance. Le dernier
nom royal de la dynastie ( ^^ K ^ j se lisait sans le moindre
doute SeVeKNoWRe-OU, et il était impossible de ne pas rcc(mnaître dans le mot Skèmiophris une altération du nom égyptien*, mais le Ciirtouche royal n'était pas accompagné des marques du féminin. De plus Sevek est un dieu mâle, et, suivant la composition ordinaire des noms propres égyptiens, Seoeknoœréou semblait devoir être un nom d'homme. La première objection se trouve détruite par Torthographc du cartouche de la reine Nifocris, On le lit dans le Papyrus
1. Voy. la Deuxième Lettre à X!. Maiwfj stw le Sèso.sfrix de la Xil* dynastie^ dans la Reçue arclwolofjique^ octobre 1847 [; cf. p. 199- 227 du présent volume].
2. l^oûxvofpt; (?), avec la terminaison grecque féminine t; comme dans Nitoerûi^ Therniouthis, etc.
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