DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ XLV
» dans cette étude \ » On a vu plus haut que ces projets n'aboutirent qu'à moitié*. Dès le 17 février 1855, il en avertissait Chabas assez mélancoliquement, puis il ajoutait : « Vos questions me prouvent vos progrès ; excusez-moi de » n'y pas répondre plus longuement aujourd'hui" ». Il avait lieu d'être content des progrès de son élève, et, lorsque celui-ci publia son premier mémoire sur le signe qui détermine le groupe nahamou, a se réjouir », il l'en Ifélicita très cordialement*. Ce fut mieux encore lorsque parut le mémoire sur les inscriptions de Radesieh. II avait essayé de lui procurer le prêt des caractères de llmprimerie Impériale, mais il avait échoué*; en recevant le volume, il lui écrivit chaleureusement qu'il était dans la bonne voie, a la seule dans laquelle la science puisse faire de grands » progrès. Les travailleurs comme vous sentent bien tout » le prix d'une nouvelle locution expliquée, d'un radical » bien défini ». Il lui citait l'un après l'autre les principaux égyptologues du temps : Birch qui a rendu de très grands services, mais qui « est trop peu sévère», si bien que, « tout » en reconnaissant son grand mérite, il ne faut l'employer » qu'avec circonspection » ; puis, Lepsius qui « semble se » contenter de nous publier des planches », encore « les » planches pleines de fautes trahissent une absence de sur- » veillance inouïe de sa part, et cela ne laisse pas que » d'être fort gênant pour les travailleurs comme vous, qui
1. Lettre de Rongé à Chabas, en date du 28 septembre 1854, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xiii.