‹ Œuvres diversesChapitre 69 sur 218 · DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ CVII · texte numérisé non relu

DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ CVII

» avaient permis plus tard de tromper son hôte. » Chabas, mis au courant de ces accusations stupides par une lettre de M. de Horrack', s'en dégoûta, et, le 20 février, il adressa au directeur de la Presse une protestation qui ne fut pas acceptée : il la développa et il la publia en une brochure séparée sous le titre de Revue rétrospective*.

Mariette, à ce moment, croyait que tout était terminé et

il s'en félicitait avec Rougé, en lui envoyant des détails sur

Veffet que son intervention avait produit en Egypte : « J ai

» appris par la Revue que vous avez pris ma défense auprès

» de l'Académie dans l'affaire de la Nouvelle Table d'Aby dos,

» et je vous en remercie. Au fond, Lepsius. d'après ce que

» me dit DUmichen lui-même, a publié la Table, sachant

» très bien qu'elle venait de moi. Mais il n'a pas su résister

» à la tentation d'être le premier à mordre dans un aussi

» beau fruit. Ce que je regrette le plus dans cette affaire,

» c'est l'inutile sortie de Desjardins et du Moniteur. Il y

B avait moyen d'atteindre le même but sans être aussi violent.

» C'est du reste ainsi qu'avec d'excellentes intentions, Des-

ï> jardins passe souvent au delà du but, et je lui en voudrais

» presque, si je ne savais que tout cela lui est dicté par son

» intérêt pour moi. — Le plus curieux, c'est qu'aujourd'hui

» même Dûmichen m'a envoyé un de ses compatriotes

» (M. Heuglin) pour s'excuser. De ce côté le Moniteur a

» porté son fruit. Une phrase embrouillée d'Heuglin me

» laisse supposer que la Table copiée par Dûmichen a été

» remise par lui, non à Lepsius, mais à Brugsch qui Ta

» envoyée à son célèbre compatriote sans même m'en souf-

w lier un mot' ». Dans ces conditions, on comprend l'émotion

que la brochure de Chabas souleva en France et à l'étranger.

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