DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGE CXIX
caractère tout différent. On s'inquiétait alors beaucoup des questions de transcription, parce qu'on espérait arriver à écarter par là les difficultés d'impression, et chaque égyptologue, Devéria, Chabas, Lepsius, Brugsch, Rougé lui-même, avait son système différent des autres. Cette diversité les afiDigeait tous sans qu'aucun d'eux songeât à rien concéder; Brugsch seul se montrait conciliant, et une soirée passée avec lui avait convaincu Rougé qu'une entente serait facile, sauf du côté de Chabas qui venait d'essayer d'un procédé de transcription en lettres coptes. II exposa donc à Lepsius les idées auxquelles ses études sur la grammaire l'avaient conduit, en ce qui concernait les articulations de la langue égyptienne et les signes qui servaient à rendre ces articulations. Il espérait provoquer une discussion publique, et de fait Lepsius*, puis Auguste Baillet* envoyèrent à la Zeitschrift des articles fort minutieusement étudiés, mais les autres s'abstinrent; après avoir traîné ime année, la controverse cessa faute de combattants'.
Les séances de l'Académie auraient pu lui fournir un débouché précieux, si, juste à ce moment, des découvertes nouvelles n'étaient venues réclamer son attention et l'obliger à différer les communications qu'il avait compté faire des résultats de son voyage. Le 21 avril 1866, Lepsius lui écrivit de Damiette que le hasard lui avait fait « trouver » un nouveau décret bilingue, pareil à celui de Rosette, » mais plus long, plus ancien et parfaitement conservé d'un » bout à l'autre ; manque seulement le texte démotique,
1. Lepsius, Ueberdie Uinschrift der Hieroglyphon, dans la Zeitschrift, 1866, p. 73-81.
2. A. BaiUet, De la Transcription des Hiéroglyphes, dans la Zeilschrift, 1867, p. 66-70, avec les observations de Lepsius, Zur corstehendem AriUtcl des Herrn BaiUet, p. 70-72.
3. Cf., sur cette question, les conseils de Horrack à Chabas, dans Virey, Notice biographique de Philippe- Jacques de Horrack, p. xliixuu.
NOTICE BIOGRAPHIQVK
CSX
, comme dans
soi* prescrit â la fin du décret, **'* ^;„n de Rosette, de graver le V.çiajii tk trtM'* i'-
, quoi** --g-^-tion
» Vins^'
Tecq"® a 76 lignes de 0~75 de largeur, l'hiéro-
- j^^w-* ^ j) a 37. C'est un décret des prêtres égyptiens
i^.ptsifï** 3 Canope en l'honneur de PtoléméeÉvergëtel.
'ac^to^ -/»ot célébré la fête de naissance du roi, le5Dios,
Tiâ V ^^'^^u iouroù il était monté sur le trône, \e25Dio8;
et la f g *^^ ^^jj ptioo est datée du 7 Apellaeus = 17 Tybi de
mais ï'*^*^^ dw même Ptolémée. » 11 se félicitait de la
° la Q' aï»*' (ju» m*'^*^* l*or8 de doute la justesse del'opi-
découver*^' V»** toujours soutenue, et que Rougé av^t
nion qu'** *^t»^'* encore dans ses articles de la ZeitscliTlfi' ,
défendue ****\jci^**^ Égyptiens se servaient géoéralement,
que
la plupart des grandes (êtes de l'année vague, dont
même P^Y^^ prêtres eussent connu l'année sothiaque, «quoique - o* le "^mmencement (vrfv rât) au jour da lever 1) ils Dietti*^g3 ) de l'étoile d'Isis ». 11 renvoyait pour pins ,1 (iva-^a^-^' ^ »^'^ communications qu'il venait de faire à Jes àét^'.g, Periin et à un article prochain de la ""' jénii^ (S : « J'aiouterai seulement qu'une dizaine de
7 ilschnT'» Ç fOO" ""!"'*« à Tanis. où j'ai visité les grandes iours âvaot^es fouilles de M. Mariette, un éboulement 1 et intére»^ jj; mis au jour un coin de l'inscription grec- ", de terre *^ J„ieU'' ''" ''Isthme l'avait vue" et m'avait parlé 1 nue.uniog» grecque que j'ai facilement retrouvée; ce „ d'une p'<'"' j^livra"' le reste do la pierre des décombres ^ n'est qu'en o ^ur pesaient dessus, que toute l'inscription „ (luicoroinf joootrée peu à peu et enfin l'inscription „ grecque s'es ^u-dessus. J'ai cru que sous ces circons-
„ hiéroglypW
„»»""'' tirt T *"'* ™'' '=" '■■"'cliM. lot dtowtft ,. Le teil» déiO" pi"' '*"'' '""«ine U .tèle arriva i Bonlio.
par Mariette UD p
Marietieimp». p- ,,„„.,! "'"*"'"''';'' •">s™p'ii7iK!. . Voir pin. h»o''iJ«» ^'"" ' " Co-npagole de Suez.