‹ Œuvres diversesChapitre 90 sur 218 · DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGE CXXXVII · texte numérisé non relu

DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGE CXXXVII

esprit malveillant*. L'article n en vit pas moins le jour dans les numéros du 17 août et du 14 septembre, et il eut un retentissement immense dans le petit monde des orientalistes. Chabas en eut communication à Paris, dès Tapparition du premier numéro, dans une séance du Congrès universel d'Anthropologie, et l'effet que cette critique amère produisit sur son entourage lui fut des plus pénibles. Par un hasard fâcheux, le mémoire de Rougé sur les attaques des peuples de la nier parut presque en même temps, et cela, joint aux circonstances dans lesquelles la Critique avait été composée à Auteuil chez Mariette, tandis que Brugsch attendait « sa i> nomination à Tun des postes élevés de la science fran- » çaise », puis « revisée au Musée égyptien du Louvre », lui fit croire un moment qu'il était la victime d'une véritable onjuration dont Rougé aurait été l'inspirateur : « Personne, rt écrivait-il quelques mois plus tard, ne s'est trompé sur » les rancunes que cet acte d'hostilité a eu pour objet de »> caresser. Très reconnaissant envers ses promoteurs de 0 Paris, bien qu'il ait dédaigné de la part de la France » des faveurs qu'un savant français solliciterait en vain, « M. Brugsch paie sa dette à sa manière. » Il admettait que la coïncidence de 1 apparition des deux mémoires, bien qu'elle fût en apparence signijîcatioe, pouvait n'être que fortuite^, mais il conservait tous ses soupçons et l'on conçoit que. dans ces conditions, Lepsius ait échoué lorsqu'il essaya de le réconcilier avec Rougé*. La manière élogieuse dont celui-ci parlait de lui dans son Exposé ne dissipa point ses préjugés*, et l'échec de sa candidature à rinstitut, lorsque ses amis, en décembre 1867, le proposè-

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