DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ CXLI
Grammaire copte, puis de la Grammaire hiéroglyphique. Lui-même, il se remit avec ardeur au dépouillement et à Tinterprétation des textes recueillis en Egypte. L'ordre des temps l'avait amené aux monuments de Ramsès IL Après avoir traduit et commenté, de 1867 à 1869, les inscriptions d'Abydos relatives à la jeunesse du prince, il avait abordé les documents qui nous ont fait connaître ses guerres contre les Khétas : le Poème de Pentaour, complété par la découverte du Papyrus Raifé et par les copies qu'il avait rapportées des versions monumentales de Louxor et de Karnak, lui fournit la matière de deux années de cours, de 1868 à 1870, mais, pendant l'hiver de 1869-1870, il expliqua, par manière de diversion, les premières lignes de la stèle de Piânkhi. De nouveaux disciples se pressaient alors autour de sa chaire, Pierret, Lefébure, Guieysse, Maspero, Hyacinthe Husson, Revillout, Grébaut, auxquels des étrangers venaient s'adjoindre de temps à autre. Il n'est resté de ses leçons sur Ramsès II que des résumés rédigés par Robîou et publiés après la mort du maître \ L'édition du Poème de Pentaour n'a été connue pendant vingt ans que par le petit article du Recueil de Travaux où il donna, avec le feuillet inédit du Papyrus Raifé, une traduction nouvelle du texte complet*; elle n'a commencé que vers 1885 à paraître dans la Reoue égyptologique, par les soins de Jacques de Rougé'.
Dans les intervalles de ses cours, il se délassait à faire des conférences pour le bénétîce de plusieurs Sociétés
1 . Mélanges d'Archéologie et de Philologie égyptiennes et assyriennes , 1. 1, p. 264-291.
2. E. de Rougé, Le Papyrus Raifè^ dans le Recueil de Travaux relaiifs à la Philologie et à l'Archéologie égyptiennes et assyriennes, 1869, t. I, p. 1 sqq. La traduction nouvelle avait été lue à TAcadémie des Inscriptions dans les séances du 21 janvier et du 11 février 1870 (Comptes rendus, nouvelle série, 1870, t. VI, p. 10, 18).