‹ Œuvres diverses et inéditesChapitre 37 sur 46 · ST · texte numérisé non relu

ST

OU. mande ici :

La rivé au loin mugît.

' ' La rive retentit* . ' '

Arîpfiradeà toutefois se moquait des auteurs tragiques', ^parcè qu'ils emploient Ses formes inusitées daus le \^n^ gage : iu/ÀàrÙ¥ utto ^ pour utto iœ/xcùTav; bu bien a-iSiv, ou bien iyd H vgvj ou bien encore J^x^'P^hicùç ripty au lieu de ttî^i jiix^^^^i et ainsi du reste. Or c'est pre- .cisément par ces formes inusitées que la dictiou devient supérieure au langage vulgaire ; mais Ariphrades n'en savait rien. Il est beau d'employer convenablement les noms composés , les noms étrangers , mais surtout la métaphore. Elle seule doit tout à elle même^ et prouve un génie heîireujiç^^ qui sait bien transporter les termes^, sait bien discerner les objets. Au reste ^ les noms conxposés conviennent spécialement aux dithyrambes ; leg noms étrangers aux vers héroïques ; la métaphore aux vers ïambiques. Cependant le vers héroïque admet à la fois toutea .ces formes ; le vers ïambique , imitant de plus près les discours ^ doit se borner aux 'parties qui peuvent souvent s'y rencontrer, c'est-à-dire les termes propres , les mots ornés et les métaphores. Mais BOUS avons suffisamment parlé de la Tragédie et de ce qui a rapport à l'imitation dramatique des actions.

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