Flinders Pétrie, Illahun, Kahun and Gurob, pi
foule d'Asiatiques, les Éthiopiens ou Indiens de Manéthon', dont l'affluence détermina l'organisation politique et religieuse d'un parti du Disque. La représentation du Disque ailé se retrouvant, avec l'adoration de Samas' dans les différentes civilisations du type assyro-chaldéen, et les Égyptiens, adorateurs du Soleil, représentant aussi le disque solaire avec des ailes^ conception très répandue en Orient', il y eut là, dès l'abord, une possibilité de syncrétisme toute trouvée pour un culte mixte. Ce nouveau culte, qui finit par avoir son centre à Tell-el-Amarna, ou Tell-Amran, la butte des Syriens, eut naturellement son organisation et il en fut ainsi bien avant l'hérésie du Disque. Mariette a classé parmi les monuments de la XVIIP dynastie antérieurs à Khunaten, les stèles d'un scribe de VAt(en)neferu, Pashetu, et d'un factotum (atennu) de la catégorie (sa) de l'Atenneferu'' portant un nom d'apparence étrangère, Kariaa. La même catégorie paraît avoir existé encore à la XX" dynastie, d'après d'autres indices.
Mais malgré ce culte organisé à l'égyptienne, les alliances exotiques ne pouvaient qu'être mal vues, et Aménôphis III semble bien avoir pris, en épousant Tii, des précautions quasi diplomatiques pour divulguer le fait. Il existe, sur des scarabées souvent mentionnés dans la science, quatre espèces de circulaires relatives à Tii. L'une, sans date, annonce que Tii, fille d'Iua et de Tua, est la femme d'Aménôi)his III '. Une autre annonce que Tii est la femme du roi qui a tué 102 lions à la chasse depuis la première année de son règne jusqu'à la dixième". Une autre, assez obscurément rédigée, dit : Lan 10, sous Aménôphis III et la reine principale
1. Fraf/iiienta historicoruin Grœcoruiu, édition Didot, II, p. UO'.*.
2. Cf. Halévy, Journal asiatique, septembre-octobre lcS*)U, p. 348.