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Odyssée, IV

378 PROTÉE DANS LA CHRONOLOGIE d'hÉRODOTE

la fable d'Hélène, perdu en route la Canicule, c'est-à-dire la constellation estivale par excellence : cela signifie, en langage figuré, que Protèe garde alors Hélène en Egypte.

S'il la retient là, c'est qu'il y domine ou qu'il y règne : on peut donc le dire un roi égyptien. Et, malgré la haute antiquité des rapports que les Égyptiens eurent avec les Hanebu, antérieurement à la civilisation mycénienne, les exemples ne sont pas l'ares de lieux ou de dieux changés ainsi en Pharaons par les Grecs. Homère fait de Thônis' et d'Alcandre (Archandropolis), c'est-à-dire deux villes égyptiennes, un roi et une reine du pays', tandis qu'Hérodote fait d'Aichandre, gendre de Danaùs, le fondateur d'Archandropolis' et fait un garde-côte de Thônis, ramené plus tard par Diodore à sa qualité de ville\ D'autre part, Épaphos, fils d'Io et époux de Meinphis, fille du Nil, a été aussi un roi égyptien pour Apollodore^ et, pour Eschyle", un ancêtre de Danaiis qui lui-même, ancêtre de Persée', a été pour iNlanéllion le propre frère de Sésôsti-is.

On ne s'étonnera pas que l'Egypte ait cédé à la Grèce en admettant Prêtée dans son histoire", si l'on se rappelle que, dès les Saites, elle y avait introduit, sinon Persée, au moins les Danaïdes. Amasis n'envoya-t-il pas des offrandes au temple d'Athénée de Lindos, dans l'ilc de Rhodes, parce que les Danaïdes passaient pour avoir bâti ce temple quand elles fuyaient les Égyptides'? Hérodote'" fournit une

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