Élien, De natura anini., XII
l'animal : le cadenas se fermait par l'insertion de la queue dans la gueule, et la serrure par l'insertion d'un verrou entre deux lions se faisant face sur deux petits pylônes'. Il est dit, par exemple, d'un de ces modes de fermeture, à la grande salle du temple d'Edfou : la serrure, dans son creux , fonctionne en son temps comme un lion qui recourbe sa queue\ et ailleurs, de toutes les serrures du même temple : tous leurs lions trompent les ennemis^.
On remarquera ici que, dans certaines scènes de l'autre monde, le double lion qui symbolisait l'horizon est représenté à peu près de la même manière que le cadenas, avec la queue revenant au-dessus de la tête'. Or, le nom de ce couple, aker, est très voisin de celui de la serrure aker\ et reçoit parfois le même déterminatif des objets en bois", de sorte qu'on peut soupçonner les lions de l'horizon d'en être la serrure personnifiée.
Quoi qu'il en soit, la serrure égyptienne a été imitée (ou imaginée) dans l'antiquité par d'autres peuples : différents bracelets, par exemple de Camiros, et du trésor de Curium dont les objets sont généralement de style égypto-assyrien, ont leurs deux bouts terminés « par une tête de lion à » gueule ouverte et par une pointe destinée à être insérée dans » cette gueule »'. Les clefs à protome de lion paraissent se