Id., ch. CLiii, et Lepsius, Todtenbuch, ch. cliii
7. Colonna-Ceccaldi, Monuments antiques de Chypre, etc., p. 159, et Perrot et Chipiez, t. III, Phènicie, p. 833.
rattacher au même type au moins autant qu'au culte d'^on ' ; M. de Longpérier, qui les rapporte à ce culte, a disserté sur les figures de géants sauvages qui ornaient parfois les serrures, au moyen âge, et dont la fonction était de protéger* : c'est tout à fait, quant au sens, le symbolisme du lion égyptien.
Peut-être est-ce en vertu de la même idée de protection, sans préjudice d'un calembour probable sur le mot ma signifiant eau et lion, que les Égyptiens donnaient une tête de lion aux gouttières', et, par suite, aux phallus divins*; qu'ils plaçaient les gouttières des terrasses entre les pattes d'un lion, comme à Edfou', à Philœ', à Karnak, etc.; et que, dès l'Ancien Empire, des tables à libation avaient leur récipient entre les queues de deux lions qui les supportaient'. Le lion du temple de Khons, à Karnak, servait, en effet, de gardien et de conduit à la fois, d'après son texte, et les Égyptiens, suivant Élien, attribuaient au feu la partie antérieure de l'animal, comme la partie postérieure à l'eau', double jeu de mots sur les sens eau et clarté [urine et regard) de la syllabe ma.
En dehors de l'Egypte, le lion a été représenté généralement aussi comme un gardien (des portes surtout, et même de l'eau'), chez les Chaldéens, les Assyriens, les Phéniciens,