‹ Œuvres diversesChapitre 47 sur 221 · IN · texte numérisé non relu

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ARGCMEM.- Mauoroix chez des Réaiix : caractère de Mondes Réau^.- Kpitre à Rosaliane.— Présomptions sur l'époque de la mort delà mère de Maucroix.— Epftre à Le Pailleur, notice sur ce mathématicien et sur dAlibray. — E\éncments politiques.— Invasion de la Champagne.- T.arcliiduc aux portes dî- Reims.— Arri\ée de Mazarin.— Maucroix gagne la Picardie. — Son mémoire sur Ja misère publique. — Sacre de I.ouis XIV. - Eglogre. — Mahillon à Saint-Réinl. — M"» de Raiiibouillet abbesse de Sainl-Klienne de Reims.— Liaisons nouvelles de .Maucroix.— Epître à Ariliénice.— Répou.se.- Portrait de Mm»- de Saint-Etienne, sui'.ant îaiicmant.

FS Réaux, inslruil des regrels de !\lau- ^ croix, l'avoil élé prendre à Reims, et :bou gré, mal gré, pour faire diversion à sa douleur, l'avoil attiré chez lui. Bien que l'auteur des Hisiorietiis, qui nous a fait tant de curieuses révélations sur l'intérieur et la vie intime de ceux qu'il a connus, soit d'une discrétion fort remarquable sur son propre ménage, on n'en croit pas moins (juc les premières années de son mariage furent des plus heureuses. Je sais que des doutes se sont élevés sur certaines phases de sa vie de mari et qu'on a publié dans ces derniers temps une lellre de madame des Réaux où il est question d'une séparation

SA VIE ET SES OCVRiGES. LXSXH1

judiciaire. Celte séparation, n'eùt-elle été que momentanée ou en projet, n'en attesteroit pas moins les nuages qui rembrunirent l'existence des deux époux. Il est bien certain qu'avec l'idée que des Réaux nous donne de lui-même , et ce que nous apprennent de son caractère et VEpUre sur le célibat, et l'Historielte des Amours de Vauteur, on a lieu de s'étonner qu'il se soil résigné au joug commun. De son côté, avec sa grande beauté, son esprit, sa passion pour la danse et ses succès dans le monde, il n'y auroit rien d'étonnant que madame des Réaux eût donné quelque sujet de jalousie à un homme si peu propre au mariage. C'est un point que d'autres approfondiront peut-être un jour. Il n'en est pas moins confiant qu'à l'époque dont nous parlons, aucune préoccupation fâcheuse n'altéroil le nouveau ménage, et que l'espérance d'une prochaine paternité ajouloil encore à l'entrain général de la maison, et nous ne voyons pas que les assiduités de Maucroix près de cette charmante jeune femme aient en rien altéré les sentiments qui unissoient les deux amis.

A quelques mois de la mort de madame de Brosses, après son retour de Paris, nous trouvons de Maucroix une épitre badine à Rosaliane, qui n'est autre que madame des Réaux, et cette épitre fort gaie jette un nouveau jour sur ce qui regarde le ménage Tallemant.

L'auteur des Historiettes nous apprend bien qu'il épousa la petite Rambouillet, sa cousine, mais encore un coup il ne nous dit rien ni de l'époque, ni

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